Ca m’a séchée ! Je n’avais jamais envisagé mes vacances dans mon pays sous cet angle ! Heureusement que l’article explique que c’est pour des raisons affectives plus qu’économiques que les Français pratiquent ce genre de vacances !
Ah Bon ! Quand même !...
Eh bien ! Figurez-vous que l’affectif ça ne fait pas l’affaire des marchands. Mais de leurs propres aveux "il serait impopulaire de se dresser contre cet état de fait structurel lié aux racines rurales qu’ont beaucoup de Français "
En attendant ils spéculent sur le "coup de fatigue" de ceux qui reçoivent et réfléchissent à comment récupérer tout cet argent qui ne rentre pas dans leur caisse.
Je me permets de leur suggérer quelques pistes :
Si vous ne consommez pas vous êtes un résistant.
Les Français ne font pas seulement que non-consommer de "l’hôtel-restaurant", mais en plus ils savent se débrouiller tout seul pendant les vacances.
Voici ce que dit Jean Viard sociologue au C N R S :
"Les vacances sont un pôle de résistance au marché. Les premières générations de vacanciers avaient besoins d’être encadrées. Mais aujourd’hui, les Français ont acquis un savoir-faire qui leur permet d’échapper aux circuits marchands"
Je ne savais pas que j’étais une "résistante au marché" de cette manière là ! Pardon !
Dans la réglementation il faudrait aussi intégrer l’encadrement des activités. Par exemple si une famille organise elle même une randonnée, elle devra obligatoirement payer un accompagnateur si le nombre excède 5 personnes. On peut toujours justifier ça par des raisons de sécurité et s’appuyer sur un fait réel de tel ou tel randonneur qui s’est tué accidentellement lors d’une promenade familiale.
J’en ri mais n’empêche que ça fait peur de lire des choses pareilles. Ca veut dire que :
L’économie marchande envisage tout, mais absolument tout sous l’angle de la rentabilité
Le capitalisme ne se contente plus d’additionner l’argent qui rentre mais envisage les sommes virtuelles de ce qui ne c’est pas "produit "et les considère comme un "manque à gagner" !
Je vous propose un jeu entre amis ; réfléchissez à toutes sortes de "manque à gagner", vous verrez, vous arriverez à des choses très drôles !
L’économisme n’a pas de limites et n’accorde aucune autre valeur aux choses et aux personnes que celle du profit. Tout est envisagé sous cet angle. Le marché est devenu une fin en lui-même et dépasse largement ce qu’il devrait être : la satisfaction de besoins et de désirs réels et légitimes, eux-mêmes subordonnés à des finalités et des intérêts supérieurs transcendants.