La survalorisation de la messe et des sacrements a entraîné une survalorisation de ceux qui les célèbrent et, donc, l’apparition d’un statut clérical oppressif et illégitime qui divise les chrétiens en deux catégories, la supérieure étant chargée de diriger l’inférieure. A l’intérieur même de la classe privilégiée existe une division intolérable entre haut et bas clergé. Cette classification est inadmissible. Tous les chrétiens sont égaux. Ceux qui reçoivent le sacrement de l’ordre (sans distinction entre diaconat, sacerdoce et épiscopat) ne sont pas, de ce fait, exclusivement appelés à exercer des fonctions pastorales, paroissiales ou diocésaines. N’importe quel laïc peut aussi les remplir dès lors qu’il a été désigné par la communauté des fidèles.

