Une révolution globale, fondamentale et pacifique est plus nécessaire que jamais…

Repartir de zéro, construire une autre société, seule Utopie réaliste…

« Les vrais croyants sont ceux qui veulent abolir l’exploitation de l’homme par l’homme, et, par suite, les haines d’homme à homme, les haines aussi de race à race, de nation à nation, toutes les haines, et créer vraiment l’humanité qui n’est pas encore. Mais créer l’humanité, c’est créer la raison, la douceur, l’amour, et qui sait si Dieu n’est pas au fond de ces choses ? » Jean Jaurès.

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Depuis une trentaine d’années, nous exposons sans aucun succès les principes et les applications d’une Révolution globale que nous croyons indispensable. Les raisons profondes de cet échec sont faciles à deviner. S’y ajoute le fait (à ne pas majorer !) que nous avons utilisé exclusivement le français, ce qui a réduit singulièrement notre audience. C’est pourquoi nous avons décidé de rédiger un texte pouvant être traduit en diverses langues.
Notre objectif est double.

Merci d’accueillir avec bienveillance ce message, cette insignifiante petite bouteille jetée dans le vaste océan internet. Cordialement. A bientôt.

Depuis les débuts de son « installation » sur Terre, au Mésolithique, l’espèce dite humaine a bâti sur la volonté de puissance (esprit de domination, esprit d’appropriation, esprit de compétition), sur la recherche effrénée de la jouissance et du confort, sur le mépris de la vraie Connaissance, des collectivités effroyables, un monde abject et atroce caractérisé par les inégalités, les injustices, la violence, la destruction et la mort. Bien sûr, il y a eu des exceptions, des minorités courageuses qui ont lutté en sens inverse, mais elles n’ont rien pu changer au cours général de l’Histoire. Même les dégâts épouvantables provoqués en tous domaines par leurs agissements n’ont pu persuader les collectivités préhumaines de changer complètement leurs sources d’inspiration et leurs manières de vivre. De toute façon, elles sont devenues irréformables, car l’ensemble de leurs structures, de leurs institutions et de leurs comportements (religions officielles, Etats, familles, scientisme, entreprises, massacre des animaux etc. etc.) que nous allons passer très rapidement en revue, correspondent tout au mieux à des archaïsmes qui auraient dû être dépassés depuis bien longtemps, depuis l’époque où, ayant atteint la date limite de leur péremption, elles ont commencé à pourrir jusqu’à devenir foncièrement immorales, intrinsèquement perverses. Désormais, seule une Révolution pourrait nous sauver et, surtout, nous permettre d’accéder à notre humanité potentielle. Bien qu’elle soit absolument inconcevable actuellement (même la jeunesse a trahi et capitulé), nous allons l’évoquer, puisque c’est la seule chose vraiment utile que l’on puisse faire !

D’abord ses traits essentiels.
Non violente et pacifique, bien sûr.
Radicale : on est obligé de tout reprendre à la base et à zéro après un formidable ratage.
Globale : dans la réalité, tout se tient et s’entretient. Ainsi qu’on peut le constater, rien n’a échappé à une corruption universelle.
Fondée sur Dieu, dont la présence dans le monde et en chacun de nous est indubitable. C’est Lui l’inspirateur et l’instigateur de ce que nous appelons le Projet. C’est Lui qui nous transforme de l’intérieur (simplification, unification et magnification de nos personnalités) et nous permet de L’accomplir dans toutes ses composantes. Mais c’est Lui aussi qui est, soit contesté dans son existence, soit confondu avec des tas de caricatures et de falsifications, soit immolé par les religions dites monothéistes, c’est-à-dire par le judaïsme enfermé dans un particularisme et un immobilisme passéistes, par des Eglises « chrétiennes » qui ont complètement rompu avec l’esprit de l’Evangile et dont la tâche principale consiste à pérenniser un « ordre » moral, politique, social, familial, sexuel etc. l’Islam, dont le primitivisme, déjà perceptible dans la vie de Mahomet, dans le Coran, puis dans son histoire, connaît actuellement de terribles dérives.
La véritable religion consiste en un compagnonnage quotidien avec la personne de Dieu, que l’on étreint dans l’obscurité de la vie, donc sans illuminisme, mais aussi avec la joie d’une certitude. Cette révolution intérieure, qui nous confère discernement, chaleur et force, c’est le pavé dans la mare, le choc à partir duquel le processus révolutionnaire déborde à l’extérieur comme par ondes concentriques de plus en plus larges. Sont remis en cause successivement (pour s’en tenir à l’essentiel) la famille, le scientisme, l’Etat, l’oppression économique, l’assassinat de la Terre, l’esthétisme creux…

La famille, résidu faisandé d’une époque révolue, étouffoir contraignant et exclusif, « cellule » d’endoctrinement, d’embrigadement et d’insertion sociale réalisés pour le compte de l’Etat, lieu privilégié des interdits sexuels, oblige des gens à vivre ensemble, uniquement sous le prétexte qu’il existe entre eux un lien biologique direct ou indirect, alors que tant d’expériences, parfois tragiques, montrent à l’évidence que cette relation imposée par la nature n’entraîne automatiquement ni affinités ni affection, encore moins des goûts et des talents pédagogiques. Beaucoup de parents n’aiment pas leurs enfants et vice-versa, ce qui n’a rien de surprenant ni de scandaleux , mais qui est, au contraire, tout à fait « naturel », même si on n’ose pas avouer ce que « la-société » affecte de considérer fort hypocritement comme une monstruosité !
La « famille » devrait être remplacée par la Communauté où pourraient s’établir des rapports beaucoup plus libres (les vrais parents, on se les choisit ! ), beaucoup plus riches (en particulier, pour les enfants) et beaucoup plus ouverts. La Communauté joue dans le Projet un rôle absolument capital, puisqu’elle en est l’expression sur le plan relationnel, et l’instrument de réalisation dans les autres secteurs.

En ce qui concerne le premier point, disons que chaque membre adulte de la Communauté forme un couple authentique avec chacun des autres, quelles que soient les différences ou les ressemblances d’âge, de sexe, de culture, de caractère etc. Si Elle compte dix personnes, Elle se compose donc de 45 couples qui assurent les relais entre Elle et les individus, et donc sa cohésion. Chaque personne participe à neuf couples qui vivent chacun de sa vie propre tout en enrichissant celle des autres, ce qui évite le repli stérile et le renfermement sur soi-même ainsi que la possessivité, l’exclusivisme et la jalousie. Evidemment, la Communauté ne peut réunir qu’un nombre relativement restreint de membres, afin que chacun ait assez de temps et de disponibilité pour approfondir son intimité avec chacun des autres.
Les enfants, qui ne sont pas privés de leurs parents naturels tout en n’étant pas rivés à eux, bénéficient des apports affectifs, culturels, pédagogiques etc. variés fournis par d’autres adultes qui les empêchent d’étouffer dans les redoutables huis clos familiaux, qui exercent, chacun d’eux, une fonction paternelle et maternelle, quel que soit son sexe physique, qui assurent ainsi à leurs ouailles une formation complète et variée puisque découlant de multiples talents et qui, enfin, accompagnent et favorisent, sans les forcer ni les devancer, leur développement et leur épanouissement dans tous les domaines de leur existence.

En tant qu’instrument de réalisation du Projet, la Communauté serait chargée de nombreuses responsabilités. Elle constituerait un Centre « intellectuel » d’études, de recherches et d’élaboration du Projet, un Lieu prophétique de rencontres et de débats où se dénoncerait la préhumanité et où s’annoncerait le Projet, parfois une Unité économique sous la forme d’une « entreprise » autogérée et, dans tous les cas, un Sanctuaire liturgique où serait organisé le culte de Dieu dans une chapelle appropriée etc.
Bien sûr (et nous sommes payés pour le savoir !) cette description correspond à un idéal très difficile à atteindre, même dans une société …idéale ! A bien plus forte raison dans le cloaque où nous pourrissons. La création et l’existence d’une véritable Communauté se heurterait, non seulement à de très fortes résistances « intérieures », même de la part des individus les mieux disposés (puisque nous sommes tous profondément endommagés et infectés par une préhumanité qui nous colle à la peau), mais il faudrait également s’attendre à subir une persécution plus ou moins ouverte ou larvée de la part des pouvoirs officiels, une très forte opposition, qui peut aller jusqu’à la haine et la violence, venant de « l’opinion publique » et même des interdits légaux qu’on ne saurait transgresser sans tout compromettre. Il n’en reste pas moins que la voie communautaire est la seule qui permette de créer des personnes et une société qui méritent vraiment d’être appelées « humaines ». A vous de voir.

Un certain rationalisme sectaire et prétentieux confond la progression des connaissances avec le Progrès, l’amoncellement des savoir-faire techniques avec la Connaissance, la description des phénomènes avec leur explication à coup de grandes « hypothèses » vagues et incertaines. Il refuse d’admettre qu’il est incapable de dépasser le stade de l’observation et de l’utilisation des apparences, sur lesquelles il patine, faute de pouvoir comprendre le Réel dans sa profondeur et dans son essence. Il proscrit, comme issue du charlatanisme ou de la débilité intellectuelle, toute recherche qui ne s’inscrit pas dans sa démarche logico-mathématique et ne relève donc pas de la vérification expérimentale classique.
C’est ainsi (faute capitale) qu’il demeure étranger à la véritable Connaissance qui est déchiffrement du Sens du monde et des personnes qui l’habitent par le biais de correspondances analogiques entre des structures matérielles (système solaire, cerveau, vibrations etc.) qui servent de supports pour l’esprit en général ou de signes pour décrypter ses « intentions » particulières au sein de chaque individu. Cette ignorance fondamentale l’amène à professer un matérialisme intégral et à nous faire accroire très abusivement que toute approche scientifique un peu poussée aboutit forcément à l’athéisme.

Les Etats, ces créations artificielles et monstrueuses, sont nés (en particulier les plus grands) de la violence et continuent à la pratiquer, soit entre eux, soit au détriment des groupes et des individus qu’ils exploitent et qu’ils dominent.
Les Etats, derrière la noble façade de ce terme, ce sont en fait et en un sens large, des cliques de privilégiés (politiciens, hauts fonctionnaires, grands patrons et financiers de haut vol, seigneurs des médias, stars en tous genres), quelques centaines de personnes tout au plus, qui détiennent tous les leviers de commande et s’arrogent tous les avantages d’un pouvoir privatisé, quitte à en laisser quelques miettes à d’innombrables serviteurs zélés qui jouent les courroies de transmission. La mascarade électorale aboutit à ce résultat paradoxal que les vrais gouvernants (les maîtres de l’économie, des grands médias et de la haute administration) ne sont pas élus et instrumentalisent à leur convenance ceux qui le sont !
Les Etats, ce sont, beaucoup trop souvent, les négligences, l’imprévoyance, l’irresponsabilité, le formalisme tatillon, l’incompétence, les gaspillages, les mensonges, les prévarications, le culte du secret, les rafistolages de surface, l’incapacité et le refus de s’attaquer aux problèmes de fond, dissimulés par les discours opportunistes et démagogiques, par une « politique » à la remorque des faits divers, par le recours incessant à de nouvelles réglementations et interdictions et, surtout, à la répression, devenue la panacée
Les Etats ne font semblant de respecter les droits et la dignité de l’homme que lorsqu’ils pensent y trouver leur avantage. Sous prétexte de sécurité (le maître mot !), ils nous emprisonnent dans tout un réseau de surveillance, de contrôle, d’espionnage et de fichage. Des horreurs se produisent dans certains commissariats, des centres de rétention, des prisons ou même dans la rue.
Les Etats, pour se mettre à couvert et perpétuer leur tyrannie, excellent à détourner les passions et les mécontentements en les focalisant sur des obsessions, des boucs émissaires, de la pudibonderie hypocrite, sur d’innombrables formes d’évasion et de divertissements au premier rang desquels se situe l’énorme escroquerie « sportive ». Arrêtons : on n’en finirait pas !
Les Etats devraient être remplacés par des « pays » à la population et à la superficie beaucoup plus restreintes, tels que la géographie humaine et historique les a déjà tracés dans le paysage. Dotés d’une personnalité originale et très accentuée, mais privés de tout moyen de nuire, ils favoriseraient chez les habitants le développement d’un fort sentiment de proximité, d’appartenance et de solidarité, ils empêcheraient que ne continue à sévir le rouleau compresseur des Etats qui ont écrasé le génie propre des anciennes provinces en les réduisant à un folklore insignifiant, ils permettraient la création d’une vraie république qui soit bien « la chose de tous », d’une authentique démocratie directe et participative impliquant le contrôle permanent des élus et une continuelle rotation des responsabilités. L’impossibilité où ils se trouveraient de vivre dans une espèce d’autarcie nationaliste les amènerait à ouvrir largement leurs « frontières » et à collaborer avec leurs voisins plus ou moins éloignés en vue de s’approvisionner mutuellement et de mener ensemble de grands travaux d’intérêt général. Des instances fédératives superposées jusqu’à l’échelon mondial organiseraient les échanges, les tâches et les manifestations festives et créatives en tous domaines. Il est bien évident qu’avant d’en arriver là une longue période de transition, inimaginable pour nous actuellement, serait sans doute nécessaire, au cours de laquelle l’Etat et ses pouvoirs régaliens « dépériraient » peu à peu …à moins que ne se produise de manière soudaine et imprévue (comme en mai 68) un gigantesque ras le bol qui provoquerait un basculement planétaire et un effondrement subit des institutions et des effroyables nuisances étatiques.

Le « travail », tel qu’il est imposé en préhumanité, est inhumain. Des centaines de millions de gens sont obligés d’assumer, pour vivre, n’importe quels « jobs », éventuellement pratiqués dans des conditions difficiles ou dangereuses, rétribués à « coups de lance-pierre » et qui ne présentent strictement aucun intérêt parce que monotones, répétitifs et ne requérant qu’une passivité toute mécanique, quelques gestes simplistes qui proscrivent toute initiative. Ils deviennent abrutissants et déshumanisants, et confirment ainsi l’étymologie du mot « travail » : un instrument de supplice. D’autres tâches sont en elles-mêmes acceptables, mais ne correspondent pas aux capacités des individus qui les exercent et qui ne peuvent donc y trouver leur épanouissement. Comme le disait J. Grenier, ami d’Albert Camus : « L’homme, pas plus que l’animal, n’est fait pour le travail, mais pour l’activité ». C’est-à-dire pour des emplois comprenant une « dose » importante de créativité ou (et) d’altruisme. Encore faut-il qu’ils soient adaptés aux aptitudes de chaque personne, telles que l’étude de son thème de naissance peut les déterminer avec exactitude et précision.

L’actionnariat est parfaitement immoral. Comment peut-on tolérer que soient perçus des revenus ne provenant d’aucune activité personnelle, mais uniquement du « travail » d’un argent thésaurisé. C’est une forme de parasitisme inadmissible. Alors que dire des sinistres personnages qui « spéculent », au moyen d’énormes capitaux « flottants », sur la misère d’une grande partie de l’humanité et qui l’entretiennent indéfiniment.

Le salariat est profondément injuste. L’argent (ou son équivalent symbolique) n’est pas fait pour rémunérer une activité selon des critères de rendement, de performances, de niveaux de responsabilités plus ou moins élevés etc. Car ils introduisent un facteur d’inégalité qui se répercute dans la rétribution et qui est métaphysiquement, fondamentalement haïssable. Tous les êtres humains sont, aux yeux de Dieu leur Créateur, identiques et tout aussi valables, quelles que soient la diversité et l’apparente inégalité de leurs dons. Tous ont donc le droit de vivre et de se réaliser dans les mêmes et les meilleures conditions, y compris sur le plan matériel. Ce qui compte, ce n’est pas le « volume » ou la rareté de leurs talents, c’est leur volonté de les exploiter dans leur intégralité, avec l’aide stimulante d’autrui. Réussir sa vie revient à utiliser entièrement ses ressources, quelles soient considérables ou très réduites. C’est à cette fin que devrait être versée à chacun une allocation d’existence universelle dont le montant confortable serait égal pour tous. Dès lors que seraient supprimées les innombrables sources de gaspillages, structurelles ou conjoncturelles, que nous connaissons, dès lors qu’auraient disparu les scandaleuses accumulations de richesses entre les mains de ploutocrates, d’Etats ou de multinationales, dès lors que seraient largement pratiquées les valeurs d’usage (sans qu’il entraîne forcément la possession), d’échanges et de mise en commun, non seulement la somme attribuée pourrait être confortable, mais chacun serait libre d’en disposer à son gré au sein d’une véritable société d’abondance et de diversité , et non de pénurie et d’austérité. Mais il faudrait naturellement renverser le grand principe qui fonde les collectivités préhumaines, selon lequel l’individu est le serf corvéable à merci de Moloch qui l’apprécie et le « récompense » uniquement en fonction de sa valeur économique. Plus généralement, il faut restituer à la personne humaine son primat sur une société qu’il n’a le devoir de servir que si elle commence par lui fournir les moyens, y compris financiers, de son épanouissement plénier.

Le patronat est illégitime. Les moyens d’une production de biens et de services doivent évidemment appartenir à ceux qui les mettent en œuvre, tout comme ses résultats, puisque c’est eux qui les créent. Il y a usurpation lorsqu’un individu prétend régir seul du haut de son autorité le fonctionnement d’une entreprise et il y a vol quand le même personnage fait main basse sur des objets que d’autres ont fabriqués. Il va de soi que partout devraient régner l’autogestion et l’appropriation collective.

C’est l’entreprise, qui réunit tous les vices que je viens d’énumérer, mais elle en ajoute beaucoup d’autres, tels que les accidents du travail, les maladies professionnelles, l’exploitation éhontée de cadres contraints de se dévouer corps et âmes (y compris pendant leurs congés) au culte de leur société, les divisions et compétitions créées entre les services et les personnes afin de stimuler leur zèle, les harcèlements, les « placardisations », les chantages, les menaces de licenciement qui se concrétisent parfois dramatiquement avec les délocalisations, la misère et les suicides qui résultent de tous ces maux etc. Bref, l’entreprise forme, avec l’Etat et la famille, la grande Trinité diabolique enfantée par la préhumanité moderne et sanctifiée par les Eglises qui, sous couleur de justice et de beaux principes hypocrites comme celui de « la destination universelle » des biens, nous fourguent en fait une « doctrine sociale » bidon, pleine de complaisance à l’égard des puissants et de leur système.

Finalement, toute personne devrait, à l’intérieur ou à l’extérieur de sa communauté, se livrer à huit sortes activités, liturgiques, intellectuelles, pédagogiques, économiques, politiques, créatrices (où elle exprimerait de manière totalement libre et gratuite l’essentiel et le fond même de son originalité), « serviles » (qui, au contraire, représentent des besognes pratiques indispensables, mais peu intéressantes telles que nettoyages, manutentions etc., ces « corvées » qui ne devraient pas être l’apanage exclusif des damnés de la Terre, mais que tout le monde aurait à se partager, ce qui en allégerait singulièrement le poids pour chacun), écologiques enfin, que nous allons maintenant évoquer. Remarque capitale : quel que soit le type d’activité exercée, elle le serait avec le maximum de « bonheur » et d’efficacité, puisque le thème de naissance individuel permettrait de caractériser avec finesse et certitude la manière particulière et conforme à son « génie » propre dont chacun devrait l’assumer.

La volonté de puissance combinée à une poursuite effrénée d’un « bonheur » avant tout matériel et sensuel a produit une détestable attitude anthropocentrique, encouragée par diverses religions et philosophies (notamment par les « monothéismes » officiels), nullement remise en cause par la soi-disante « écologie » à la mode (que toutes les vedettes célèbrent maintenant à l’envi et à l’unisson !) et caractérisée par l’idée que l’homme est le Seigneur et Maître de la planète et qu’il peut donc disposer à son gré et à sa convenance, non seulement de toutes ses richesses minérales, mais aussi de tous les autres êtres vivants réduits au rang de simples ressources. Cette conception, typiquement préhumaine, puisqu’elle est à la fois archaïque, immorale et malfaisante, est parfaitement illustrée par le mot « environnement » qui semble n’accorder à toute créature de valeur (et presque d’existence) que par sa relation et par sa position vis-à-vis de son despote. Les conséquences de ces errements se sont révélées tellement catastrophiques pour le préhomme lui-même, victime par un juste retour des choses de sa propre barbarie, qu’il fait désormais grand tapage pour les supprimer en multipliant les sommets, les déclarations et promesses solennelles etc. et aussi les gadgets prétendument destinés à enrayer la pollution, la disparition des espèces, les caprices climatiques, à freiner la surconsommation, à économiser ses « provisions »… Gesticulations contradictoires, hypocrites et inefficaces puisqu’il entend bien ne pas renoncer à sa doctrine de base et aux agissements qui en résultent. Ses professions de foi « écologiques » scandent les étapes de sa course au désastre !

L’homme devrait, au contraire, se comporter comme le Frère aîné de la Création, chargé par Dieu de mener une action démiurgique ayant pour but de la parachever et de la mener à une sorte de perfection. Au lieu de s’installer sur Terre comme un grossier personnage qui prend ses aises au mépris et au détriment de son hôtesse et de ses compagnons de vie sous le prétexte de certaines supériorités qu’il devrait justement utiliser en leur faveur, il ferait mieux d’y installer le merveilleux Projet d’Amour et de Paix que son Auteur nourrit pour eux.
Deux sortes de changements fondamentaux serviraient de prélude indispensable à une Œuvre gigantesque. D’abord, l’application des principes de la révolution socio-économique, tels qu’ils viennent d’être décrits, qui mettrait fin à un processus de perdition déjà largement entamé. Ensuite, la décision de renoncer complètement à l’affreuse hécatombe animale à laquelle se livre la préhumanité, qui ose la présenter faussement comme nécessaire à son alimentation, à son habillement, à la satisfaction de ses plaisirs, à son maintien en bonne santé etc., alors qu’elle représente d’abord l’expression de ses instincts les plus primitifs et les plus cruels. Débuterait ensuite une longue phase d’observation, d’étude, de recherche et de réflexion qui concernerait :

1° notre planète et ses lois et mécanismes de fonctionnement, scrutés grâce à une collaboration synthétique de toutes les sciences de la Terre qui l’appréhenderaient comme un organisme global et permettraient ainsi d’aboutir à une définition précise de sa physiologie et de sa « personnalité ».

2° l’ensemble des êtres vivants et de leurs interrelations envisagés espèce par espèce, en s’interrogeant même sur leur raison d’être et sur leur rôle, étant admis, à la différence des appréciations préhumaines, que chaque animal, chaque végétal, bien loin de se réduire à une sorte de « garniture » utilitaire ou décorative créée pour le profit ou le plaisir de l’homme, comporte une dignité et une valeur intrinsèques qui représentent en lui la marque de Dieu. On serait donc conduit à se poser des questions tout à fait incongrues : par exemple, que « signifient » une orchidée, un bonobo, un cobra, quelle est leur fonction ? On en arriverait peut-être à conclure que, dans la longue suite des dérapages qui ont eu lieu depuis le Big Bang, se sont produites des « spéciations » défectueuses et aberrantes qui ont fait apparaître des bêtes ou des plantes dangereuses.

3° les interactions et même la cohabitation si intime qui réunit la planète et ses habitants.
Ainsi acquerrerait-on une somme de connaissances détaillées, mais replacées dans un contexte général et des vues d’ensemble, qui permettrait de passer à la phase active et d’oeuvrer avec efficacité pour transformer l’existence terrestre en visant l’équilibre des facteurs physiques et l’harmonie des rapports entre les êtres vivants. On ne considérerait plus les catastrophes sismiques, volcaniques, océaniques, climatiques etc., l’entredévoration animale (à laquelle participe le préhomme), les grandes endémies et les maladies individuelles, le pullulement de certaines espèces ou encore les morts provoquées par la mouche tsé-tsé, les alligators, les crotales, certains champignons etc. comme des phénomènes tout « naturels » inéluctables et même salutaires , mais comme des fléaux inacceptables qu’il serait possible de faire disparaître en intervenant, non pas bien sûr au cas par cas, mais sur les causes générales et en le faisant avec assez de pertinence pour que ces coups de pouce étendent peu à peu leurs effets concrets à toutes les situations particulières et à tous les individus. Ainsi se réaliserait la prophétie d’Isaïe sur la cohabitation pacifique entre le loup et l’agneau. Ainsi se construirait un début de paradis, dont nous serions peut-être amenés, moyennant certaines adaptations, à exporter le modèle en d’autres parties de l’univers ou en d’autres mondes, si Dieu nous le demandait. Mais ceci est une autre histoire !

Dernière « onde concentrique » issue de notre métamorphose intérieure, la révolution esthétique, qui consiste en un débarbouillage de notre sensibilité, en une virginisation de notre regard. Jusque là bouché par le kaléidoscope des seules apparences réduites à elles-mêmes, génératrices d’innombrables esthétismes vains, prétentieux, insignifiants, artificiels, relevant de l’esbroufe, de la provocation gratuite ou de l’escroquerie, l’horizon de nos perceptions s’ouvre alors sur l’Infini des « Transcendantaux », inséparables au sein de la Personne divine dont ils forment un Trio « essentiel », le Beau, le Vrai et le Bien. Nous devenons aptes à en repérer les traces et à Les apprécier aussi bien dans la Création de Dieu (les merveilles de la Nature découvertes dans l’infiniment petit, dans l’infiniment grand, dans l’infiniment complexe tout autant qu’à notre échelon macroscopique), que dans les créations de l’homme (des œuvres, des comportements, des cérémonies et des rites, des actions isolées et spectaculaires telles que des happenings et même diverses formes de présentation, de disposition, d’assemblages ou de rapprochements, d’objets de phénomènes ou de mouvements) montrant qu’il n’est pas seulement capable « d’éprouver » la présence de Dieu dans Son Cosmos, mais qu’il peut aussi l’exprimer et la faire transparaître à travers les fruits de son travail et de son inspiration. Cette sensibilité aux Transcendantaux donne lieu à une perception plus ou moins « jubilatoire » selon qu’Ils se manifestent avec plus ou moins d’évidence et de force par le biais de talents inégaux. Mais c’est avec le génie (par exemple celui de Bach) que la « jubilation » atteint son sommet, parce qu’il s’agit d’ une grâce permettant, grâce à des ruptures de style et de ton absolument originales et puissamment évocatrices, de Les révéler avec un éclat tout à fait impressionnant. Ce don éminent de Dieu, Il ne l’accorde pas seulement aux personnes engagées dans un processus de rénovation personnelle fondamentale, mais aussi à des gens de vie et de convictions fort médiocres, pour mieux en faire ressortir la gratuité et la valeur, puisqu’il n’est aucunement « mérité » et que sa fécondité « transcendante » contraste singulièrement avec la banalité conformiste du personnage qui en est la source apparente et qui parfois, d’ailleurs, souffre d’un certain malaise en ayant l’impression (justifiée !) que son inspiration exceptionnelle provient d’un ailleurs que lui-même.
Cette gradation des effets, due à « l’inégalité » des moyens dont on dispose, se retrouve aussi lorsqu’il s’agit de perceptions ou d’effets, non plus jubilatoires, mais tragiques liés à la destruction des transcendantaux observée, elle aussi, dans la Création de Dieu (les crimes effroyables et de toutes sortes dont les préhommes se rendent coupables à leur détriment et envers la Terre et l’ensemble de ses habitants, les violences et les morts innombrables dues à la « chaîne alimentaire » ( ?!), les rapports sauvages entre les espèces, les pullulements incontrôlés, les plantes et les animaux dangereux, les catastrophes « naturelles », le calvaire de l’Evolution…) comme dans les créations humaines ou préhumaines (plus ou moins talentueuses ou géniales) qui illustrent, reproduisent, évoquent toutes ces horreurs ou qui font ressortir les aspects angoissants et cruels de la condition dite « humaine ».
Mêmes remarques à propos des perceptions et des effets pathétiques qui, elles et eux, atteignent ou expriment une absence ou une privation des Transcendantaux (le vide apparemment « glacial » et désordonné des « espaces infinis », l’isolement et toutes les catégories de misères et de manques dont souffrent tant d’êtres, l’indifférence de la Nature et des autres, les terres stériles et désolées qui résultent de formes d’exploitation aberrantes…).
Finalement, la démarche intellectuelle et la démarche esthétique suivent des voies parallèles, puisque toutes deux s’assignent pour principal objectif la détection et la reconnaissance des diverses formes de la Présence de Dieu dans l’Univers. La première emprunte les cheminements discursifs de la Raison en quête de Sens, la seconde s’effectue de manière intuitive et directe à la recherche du Beau, du Bon et de du Vrai, mais l’une et l’autre explorent les facettes de la même Réalité. De sorte qu’il n’y a de Connaissance authentique et d’Art véritable que sacrés.

Pour en terminer avec ce petit texte terriblement sommaire, je jetterai un regard sur l’étrange et redoutable destinée humaine, telle qu’elle s’est déployée jusqu’à l’apparition de Homo sapiens, porteur de magnifiques espérances, et telle qu’elle semble (définitivement ?) compromise par ses comportements collectifs. Il semble n’être parvenu à un certain degré de perfection que pour le mettre au service du Mal. On a l’impression que, pendant des millions d’années, la Nature a consenti à tous les sacrifices pour qu’en surgisse un être exceptionnel qui en soit le fleuron, assez évolué pour prendre en main la suite de l’Evolution terrestre et la conduire dans les voies de paix et d’amour voulues par son Créateur. Or, depuis environ dix mille ans, il ne s’est servi de capacités acquises au long d’un interminable et si douloureux processus de différenciation et de complexification que pour trahir sa mission et, par voie de conséquence, bloquer le développement ultérieur de l’ensemble de ses facultés, tel qu’il aurait résulté de la fidélité à sa vocation. Cette faillite globale de l’espèce ne supprime pas les buts et les obligations qui incombent à chacun de ses membres, quels que soient l’issue finale et l’extrême « inconfort » où nous plonge une persévérance raillée ou combattue de toutes parts. Chaque individu demeure, envers et contre tout, envers et contre tous, comptable de l’honneur perdu et des tâches dévolues à sa famille biologique.

Elevé au sein d’une Communauté où il profiterait d’une formation spirituelle, d’une ouverture intellectuelle et d’une richesse affective inouïes, il s’adonnerait, parvenu à l’âge adulte, aux huit sortes de tâches évoquées plus haut, qu’il accomplirait avec une efficacité croissante pour les autres tout en bénéficiant pour lui-même d’un épanouissement grandissant destiné à trouver une sorte d’aboutissement (provisoire !) dans la dernière période de l’existence qui, au lieu de sombrer dans le naufrage grotesque, effrayant et scandaleux que l’on constate si souvent en préhumanité, atteindrait un sommet qualitatif et intensif d’activité et de créativité. Maladies graves, infirmités et gâtisme constituent presque toujours des auto-sanctions que l’on s’épargne dès lors que l’on cultive sans désemparer les choses essentielles. La mort, qui devrait survenir paisiblement comme une bougie qui s’éteint en douceur arrivée en fin de course, n’est évidemment qu’un passage vers une autre étape, une nouvelle existence dont le programme particulier, indiqué par le thème de naissance (notre feuille de route), s’inscrit dans une continuité, puisqu’il est tributaire de la façon dont on s’est acquitté de celle qui vient de s’achever. C’est ainsi que nous sommes appelés à décrire une immense trajectoire faite de missions successives assumées dans cet espace et dans ce temps auxquels nous sommes voués en tant que créatures finies. Il n’est donc pas question pour nous (heureusement !) d’un « repos éternel » oisif et ennuyeux, mais d’un engagement définitif dans le mouvement et dans la vie qui nous amènera à courir, au sein de notre Univers ou peut-être en d’autres plus ou moins éloignés ou parallèles, de nouvelles « aventures » tout au long d’une démarche asymptotique qui, si nous les réussissons, ne cessera d’enrichir notre personnalité, de nous rapprocher de Dieu et de renforcer notre intimité avec Lui sans pour autant dégénérer en une fusion mettant fin à notre individualité et à notre existence propre. Telle est, résumée à grands traits, l’extraordinaire destinée qui attend chacun d’entre nous s’il renonce à sa préhumanité et accepte de se faire l’architecte procréateur délégué par Dieu sur tous les chantiers où il Lui plaira de nous envoyer.

Il va de soi que ce petit exposé est destiné à une mise en pratique. Si donc vous pensez reconnaître dans son contenu vos propres aspirations, vous pourriez :

  1. pour confirmer et préciser votre impression, nous demander des textes plus détaillés et entrer en relation suivie avec nous.
  2. participer à la création d’une Communauté,
    • Soit dans votre pays, avec éventuellement le concours d’autres personnes qui nous auraient contactés et avec lesquelles nous vous mettrions en rapport
    • Soit directement avec nous en France si les lois permettaient de vous y installer.

En attendant avec impatience de vos précieuses nouvelles…

Mutations-Radicales.org, 2008

Ce texte est disponible sous forme de fichier texte pour toute personne souhaitant le traduire dans d’autres langues, comme le portugais, l’espagnol, l’allemand…
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Mutations-Radicales
21 décembre 2008
Màj : 9 janvier 2009
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