Actuellement, le débat sur l’attitude à adopter concernant la prostitution a repris, les tenants de l’abolition ou de la légalisation s’affrontent.
- Du côté des abolitionnistes on peut lire : répression des clients et même des prostitué(e)s, interdiction juridique de la prostitution, protection de la propreté morale des espaces publics, revalorisation des femmes, lutte contre les esclavagistes, etc
- Du côté des légalisationnistes on peut lire : statut juridique honorable pour les prostituées, contrôle sanitaire facilité, volonté de circonscrire le phénomène en certaines zones, liberté d’exercer ce métier pour ceux et celles qui le souhaitent, etc
Les diverses positions semblent inconciliables, on voit rarement des réflexions un peu approfondies, et on laisse peu la parole aux prostituées (et prostitués) et aux personnes qui les côtoient de près (clients, associations d’aide...). Il est plus facile de produire un discours indigné ou relativiste que de s’interroger sur les questions qui fâchent.
Les prostitutions
Il y a beaucoup de sortes de prostituées et beaucoup de façons d’exercer le « métier ». Depuis la call girl libre qui choisit ses clients et s’épanouit jusqu’à l’horreur de la contrainte (directement ou par le biais des menaces sur les familles) et de l’abattage. Des mineur(e)s se retrouvent aussi dans la prostitution, sous la contrainte de l’esclavage ou de la misère. Comme dans d’autres secteurs, il est encore plus moche de s’attaquer à des personnes vulnérables.
Certains voudraient autoriser, voire légaliser (comme aux Pays-Bas) la prostitution volontaire des adultes et combattre la prostitution contrainte. D’autres considèrent que la prostitution, même volontaire, est toujours une contrainte dégradante, une forme d’aliénation psychologique, une conséquence de viols dans l’enfance ou de la misère. Ce qui est sûr, c’est que trop souvent l’exercice de la prostitution est soumis à des contraintes plus ou moins violentes (de la part des clients, de proxénètes, des passants et polices), de manière épisodique ou en permanence.
Souvent, la prostitution est considérée comme un "choix" consécutif à des exclusions et violences sociales, on resterait "prisonnier" d’un statut déjà dégradé et méprisé. Mais il y a en fait une bonne proportion de personnes "ordinaires", pas plus malheureuses ou contraintes que la moyenne des travailleurs. Il y a en a d’ailleurs qui revendiquent et se réjouissent de la liberté et de l’indépendance que leur apporte leur activité de services sexuels.
Il y a aussi le cas particulier des transsexuel(le)s qui n’ont souvent pas d’autres possibilités pour survivre étant donné l’intolérance générale et des contraintes juridiques criminelles.
Prostitution ou salariat ?
Il existe un marché de la prostitution pour deux raisons :
- la misère et l’exclusion poussent des personnes à exercer n’importe quelle activité pour survivre et assurer la subsistance de leurs proches. Certaines sont aussi attirées par l’argent « facile » et abondant, ou tout simplement ne trouvent pas d’autres activités, ou considèrent que ça ou autre chose...
- il existe une forte demande de rapports sexuels marchands de la part de nombreuses personnes de toutes les classes sociales.
Il y a donc un marché, la demande existe et des personnes diverses sont prêtes à se prostituer librement et volontairement (c’est à dire, autant qu’on puisse l’être dans nos "sociétés", car il y a en fait toujours diverses pressions quel que soit le métier). Comme dans tout marché, des exploiteurs tentent d’en profiter en utilisant les personnes comme des objets corvéables à merci.
Là dessus se greffent diverses mafias professionnelles et proxénètes « amateurs », plus ou moins violents, qui traitent certaines personnes comme des marchandises et en font esclaves, qui pratiquent le rapt, le chantage, la torture... Ils profitent de la situation plus ou moins marginale des prostituée-s pour se faire du blé, avec des bénéfices et des abus plus grands que les patrons ordinaires, qui eux se heurtent plus souvent à certaines limites (syndicats, grèves, ONG...).
Sans oublier l’Etat, ce proxénète en grand (en tout cas en France), qui ne rate pas une occasion de faire son beurre sur le dos (le corps) des prostituées à coup de taxes, amendes et discriminations. On voit aussi des législations aberrantes (comme c’est leur habitude) qui aggravent considérablement la vie quotidienne des prostituées.
Les formes de prostitutions sous contrainte sont une sorte de caricature du capitalisme et du commerce, elles en montrent l’essence et l’horreur. Quand on compare la situation d’un (d’une) travailleur dans une usine à la chaîne ou de tous ces précaires qui doivent accepter n’importe quel travail avec la situation d’une prostituée "ordinairement" contrainte (hors cas les plus violents bien sûr), on se dit que la différence entre les deux n’est pas si grande. Toutes ces catégories sociales doivent se sacrifier corps et âmes dans des tâches aberrantes pour l’augmentation du profit fait par ceux qui tiennent les commandes (patrons ou macs).
Il y a néanmoins des prostituées qui disent préférer la prostitution (sans proxénètes exploiteurs) à l’usine. Quitte à bosser, autant que ça rapporte se disent-elles (l’ennui est qu’elles risquent de tomber sur des macs qui vont les exploiter encore plus que les patrons). Les travaux répétitifs et basiques en usine ne sont pas plus épanouissants que la prostitution, ils sont tout aussi (voire plus !) stériles, vides, aliénants et destructeurs. La « société » bien pensante glorifie les travailleurs et travailleuses des usines, tandis qu’elle rabaisse, exclut et discrimine les prostituées ! Cette attitude est vraiment scandaleuse et ignoble ! Les prostituées ont droit à autant d’égards que les travailleurs ordinaires, et même plus étant donné les risques supplémentaires qu’elles prennent et les nombreuses difficultés dramatiques qu’elles rencontrent dans une contexte social qui les marginalise.
On peut prendre une autre comparaison, celle des soldats des armées régulières. Ils font souvent un boulot épouvantable et dégradant (assassiner et espionner), pourtant ils ne sont pas traités en parias, au contraire, ils sont même décorés et traités en héros par presque tout le monde ! Dans le cadre de cette « société », je ne vois pas pourquoi les prostituées ne seraient pas traitées avec le même respect que les soldats. Les prostituées devraient même être beaucoup plus respectées que les soldats, elles ne tuent personne !
Il n’est pas plus immoral de se prostituer que de vendre sa force de travail dans un supermarché ou pour une armée. Le système économique actuel est de la prostitution en grand, les patrons sont des macs, l’Etat est le proxénète en chef (ou un vaste bordel), les entreprises sont des bordels et tout le monde est client. Dans toutes les professions, on loue une partie de son corps, on l’aliène et on le prostitue contre une rétribution. Il n’y a pas d’échelle de valeur à établir entre la prostitution et les formes de travail habituellement admises. Une véritable société devrait fournir à tout le monde les moyens de vivre et de s’épanouir. Est-ce que les travailleuses salariées précaires ont le choix, est-ce qu’elles ne subissent pas elles aussi une forme d’esclavage ? Dans le monde de l’entreprise-bordel, on trouve aussi des suicides, des maladies professionnelles, des accidents mutilants, du harcèlement, de l’exploitation, de la drogue, etc...
Il est intolérable que la bêtise et l’intolérance sociales, la pseudo-morale à bon compte et l’hygiénisme généralisé stigmatisent les prostituées, les montrent du doigt et leur créent des difficultés supplémentaires. Du fait de cette discrimination, les prostituées sont encore plus exposées à la violence, à la drogue et au désespoir. On peut donc constater que l’exercice de la prostitution, de ce fait, est pire que les métiers couramment admis.
On est tenté de penser aussi que la prostitution, du fait que l’intimité est touchée, est encore plus dégradante que les métiers d’usine à la chaîne et autres activités commerciales (où le but est d’entuber le client) ? A voir, tout dépend de ce qu’on nomme l’intimité et de l’importance qu’on lui donne, et le regard social porté sur l’activité joue énormément. Il y a des personnes qui peuvent trouver moins dégradant de proposer des services sexuels que de louer leurs bras à l’usine toute la journée pour du travail répétitif sans aucune créativité, c’est leur droit.
Par ailleurs, ce n’est pas parce que le sexisme existe qu’il faudrait abolir la prostitution. Le sexisme existe partout, c’est plutôt le sexisme en général qu’il faudrait alors éradiquer. La prostitution n’est pas du sexisme en soi (il y a d’ailleurs aussi des femmes clientes), c’est une activité de services sexuels, sur laquelle peuvent malheureusement se greffer du sexisme, de l’exploitation esclavagiste, des violences... (en fonction de la culture locale, des lois et mentalités ambiantes), toutes choses qui ne sont pas spécifiques à la prostitution.
Tout ça ne veut pas dire que je justifie la prostitution, à la base elle est aussi moche que les autres formes de travail dans le système capitaliste. De surcroit, la prostitution, du fait de son statut en marge et de la perversité préhumaine, dérive trop souvent vers des formes abominables d’esclavage, de violence et de destruction.
Dans le cadre de nos "sociétés" capitalistes, sa légalisation totale serait logique et souhaitable. Mais dans l’idéal c’est en fait tout le système économique (et toute la société) qu’il faut remettre en cause. Le salariat, les entreprises et les patrons sont tout aussi aberrants que la prostitution, ses macs et ses bordels. Il semble aussi que la légalisation de la prostitution, dans les pays où elle s’est mis en place, n’élimine pas les trafics, l’exploitation esclavagiste et la traite des étrangères. Il faut donc que la légalisation soit accompagnée de tas d’autres mesures en faveur des prostituées et pour lutter réellement contre les exploiteurs.
L’idéal restant bien sûr de sortir du système capitaliste (ou autre similaire) et donc de sortir de toutes les formes de prostitutions, c’est à dire de toutes les formes de travail inscrites dans les règles capitalistes (propriété, actionnaires, salariat...), qui traitent au fond les humains (et les autres animaux d’ailleurs) comme des outils négligeables au service du profit et de la croissance, qui ne permettent que rarement un réel épanouissement et créativité personnelle originale.
Les clients de la prostitution
On a vu que la misère et les structures économiques pouvaient orienter certaines personnes vers la prostitution, à défaut de mieux. Mais pour qu’il y ait offre, il faut qu’il y ait demande. Celle-ci semble ne pas se tarir malgré la pseudo-libération des mœurs.
Des tas de personnes continuent à se payer des putes, des travelos, des gigolos..., pour 3 minutes, une nuit ou plusieurs jours. Il faudrait faire une enquête approfondie, mais je suppose que les motivations des clients sont très diverses :
- plaisir de dominer et de maîtriser la « relation » en payant pour une durée minutée
- assouvissement de fantasmes qu’ils ne peuvent (ou n’osent) satisfaire ailleurs
- se payer un petit plaisir de temps en temps, qu’ils considèrent comme aussi anodin que de se payer une bière
- compenser diverses frustrations, qu’ils vivent seuls ou en couples
- vivre des désirs homosexuels (avec des travestis) sans se l’avouer et sans que ça se sache
- se faire des petites montées d’adrénaline en fréquentant des milieux interlopes
- s’envoyer en l’air sans avoir l’air de vraiment tromper son mari ou sa femme
- pour certaines personnes (pauvres, laides, handicapées, grosses...), ce peut être le seul moyen d’avoir des rapports sexuels
- se dépuceler pour dire de l’avoir fait ?
- avoir un minimum de contact et de chaleur humaine dans un monde déshumanisé
A partir de là, il va sans doute exister tous les types de clients : depuis les plus respectueux (autant qu’on puisse l’être dans une relation marchande) aux plus violents et méprisants. Le plus souvent, il s’agit de mâles, et on peut avancer qu’on retrouve souvent la vieille habitude d’asservissement des femmes (et de la féminité en général). La prostitution peut être la caricature des rapports sexistes et stéréotypés qui sont partout vécus. On sait bien que nombre de mariages d’intérêt ou forcés sont en fait des formes de prostitution déguisée, et que le viol conjugal existe. De nos jours, on peut même se demander si les relations en général ne suivent pas le modèle de la prostitution, sans l’argent (et encore) mais avec ce côté utilitaire et hygiéniste, pragmatique et jetable. Quand on voit aussi comment l’image des corps (surtout féminins) est utilisée dans la pub et les films... D’un autre côté, des prostituées affirment leur indépendance, leur fierté, leur plaisir à faire un métier de contact humain.
En tout cas, le recours à la prostitution semble une habitude bien ancrée. Les gens la voient sans doute comme un mal inévitable et se rassurent en s’imaginant que les prostituées ne sont pas si mal traitées.
S’interroger sur la prostitution oblige à se questionner sur le système économique et sur la façon habituelle de vivre les relations, ce que les partisans médiatisés de l’abolition ou de la légalisation ne font pas. Ils traitent la prostitution comme s’il ne s’agissait que d’une verrue sociale, d’un phénomène aberrant et contraire aux « sociétés » modernes dites civilisées. Ils ne veulent pas voir qu’elle n’est qu’une application des rapports marchands (salariés, services libéraux, entreprise) au sein du système capitaliste, qu’elle est une conséquence de la misère affective et sexuelle générale.
En conséquence, la prostitution, en dehors des problèmes liés à son statut discriminant et aux mentalités construites culturellement, n’apparaît pas différente des autres métiers existants dans nos "sociétés". Son abolition est inefficace, illusoire et dangereuse. Sa légalisation améliorerait le sort des prostitués (surtout si on lutte contre les esclavagismes, et qu’on la traite à égalité avec les autres activités économiques), en attendant une hypothétique sortie du capitalisme...
Par l’abolition, on accentue la précarité des prostituées et on les relègue dans des lieux privés et cachés où elles sont livrées à tous les dangers. Même si les condamnations pleuvent sur les clients, la prostitution continuera, le désir de consommation d’actes sexuels sera plus fort que les risques de procès, et la clandestinité sera la règle.
Avec la légalisation, on sort d’un moralisme étroit en disant que la prostitution est semblable aux autres activités. On cesse de mettre les services sexuels dans une catégorie à part qui exclue les travailleurs-travailleuses du sexe. Mais il ne faut surtout pas oublier de dire qu’il faudrait inventer une autre économie, où le travail ne serait plus soumis au bon vouloir des riches, possédants, ou de l’offre et la demande, où l’individu ne serait plus contraint par la nécessité de survie matérielle à passer beaucoup trop de temps à des tâches généralement non-créatives, aliénantes. Et donc ne pas s’accommoder de cet état de fait, dénoncer pas seulement la prostitution sexuelle, mais toutes les "prostitutions", salariées ou autres.
Si les relations étaient fondées sur l’Amour et le respect mutuel (pour ça il faut commencer par s’aimer soi-même et par une relation d’Amour avec Dieu), si la séparation des sexes et toutes les barrières (âge, beauté, éducation...) étaient abolies, si les personnes avaient plusieurs relations en parallèle dans des communautés et sans doute d’autres encore avec des tas de personnes, etc..., la prostitution n’aurait plus lieu d’être. Elle ne correspondrait plus aux mentalités et ne répondrait plus à des besoins qui auraient sans doute disparu. Ou peut-être qu’il existerait des personnes plus actives et plus ouvertes sexuellement que la moyenne, mais elles seraient totalement libres et ne recevraient pas de rétributions, et s’il existait encore des "professionelles-ls", elles-ils seraient (comme les autres métiers) hors du système capitaliste et de ses aliénations et discriminations. Tout le monde aurait de multiples relations sur tous les plans, les frustrations et blocages deviendraient alors très rares. Evidemment, ça suppose l’abolition du capitalisme et la construction d’une économie de partage qui vise la satisfaction des besoins de tous et offre d’autres valeurs que la destruction, la flambe et la compétition.
Si on ne veut faire que du réformisme en attendant une tout autre société, on peut évoquer des mesures qui visent à grandement améliorer le sort des prostituées :
- lutter contre les réseaux de proxénètes, en commençant par les plus violents (ce qui nécessite une coopération internationale importante et des solutions économiques dans d’autres pays...)
- prise en compte de la parole des prostituées et de leurs besoins réels
- amélioration des possibilités de subsistance pour offrir des voies économiques moins dangereuses
- information approfondie dans les écoles pour que les jeunes comprennent mieux le phénomène et ne stigmatisent pas les prostituées-s
- campagne d’information pour redonner aux prostitué(e)s la dignité qu’ils-elles méritent, ce sont des personnes et des travailleuses-eurs comme les autres
- offrir des possibilités de logements, de soins, etc aux prostituées précaires
- faciliter et élargir grandement l’aide apportée à celles et ceux qui veulent en sortir
- accepter pleinement la présence des prostituées dans les lieux publics (centres villes) pour qu’elles soient « protégées » par la présence des passants au lieu d’être à la merci de criminels dans des lieux déserts. De plus, les habitants seraient peut-être plus sensibles à leur cause
- actions d’informations auprès des clients pour les inviter à vivre différemment leurs relations, à leur faire comprendre que leur attitude peut générer des phénomènes de mafias et de traite
- arrêter la répression de l’exercice la prostitution, stopper les amendes et discriminations (dans l’accès au logement, concernant la parentalité...)
La prostitution remplit un rôle clef dans cette « société » monstrueuse, elle éponge la violence, le vide et les frustrations relationnelles, elle sert de soupape de sécurité défoulatoire. Il serait donc logique de dire que si les préhumains ne veulent pas changer en profondeur, ils se doivent de mieux considérer la prostitution et de reconnaître qu’elle joue un rôle important dans leur système, et de la légaliser puisque finalement elle obéit à la même logique que les autres métiers (où on trouve aussi des esclaves et des surexploités). Mais la légalisation qu’ils proposent généralement vise surtout à escamoter le problème et à mieux le surveiller.
En tout cas, en l’état actuel, mieux vaut éviter au maximum le recours à la prostitution, car il y a beaucoup trop de cas de prostituées (surtout les filles) contraintes et maltraitées, et il est dur de reconnaître celles et ceux qui sont vraiment indépendantes.
En résumé : la prostitution n’est pas si différente au fond des autres activités au sein de nos "sociétés" capitalistes, les services sexuels ne sont pas théoriquement pire que les autres locations de force de travail (bras, cerveaux, jambes) dans les entreprises ou pour l’Etat si les travailleuses-eurs du sexe sont traitée-s de la même manière. Mais, du fait du statut à part de la prostitution (la sexualité est toujours traitée d’une manière particulière) et du fait des mauvaises tendances persistantes au sexisme, les prostituée-s sont hélas nettement plus mal traitée-s que les autres travailleurs. Avec une légalisation complète, accompagnée de mesures d’éducation populaire et de répression des exploiteurs, la prostitution pourrait se retrouver au même niveau que les autres activités économiques, les prostituée-s s’en porteraient nettement mieux ! Mais l’idéal reste bien sûr de sortir de nos systèmes capitalistes et préhumains pour abolir toutes les "prostitutions" (sexuelles, manuelles, intellectuelles, artistiques...), et inventer d’autres manières de s’aimer, de travailler et de subvenir à nos besoins.
Si on veut en finir un jour avec la-les prostitution-s, il faut changer les mentalités qui en sont la cause et faire d’autres choix de vie. Seule une révolution intérieure, totale et globale peut le permettre.
En tout cas, à l’heure actuelle, le minimum pour des gens qui se prétendent civilisés serait de ne pas ajouter des violences et des discriminations au sort de personnes qui trop souvent souffrent.

