En décembre dernier, “Le Monde” publiait les résultats d’un sondage affirmant que 6% des “15-24 ans” souhaitaient introduire dans la société et dans leurs vies des “mutations radicales”. Par rapport à ce que nous croyons savoir de la réalité des jeunes, ce pourcentage, quoique infime, nous a semblé très “optimiste” et trop élevé. Aussi le prendrons-nous comme un simple indice favorable, mais d’autant plus encourageant qu’il exprimerait bien des intentions “révolutionnaires”, puisque l’enquête faisait la distinction entre les “réformes essentielles”, auxquelles se ralliaient 30 % des personnes interrogées, et ces fameuses “mutations” appelées de leurs voeux par 6 % de jeunes qui représentent tout de même pas mal de monde en chiffre absolu. C’est à eux que nous nous adressons en espérant répondre à leur demande. Quelques précisions s’imposent d’abord.
1° J’interviens au nom d’un petit groupe “officiellement” classé parmi les sectes, la communauté de la Thébaïde. Ce genre d’amalgame est très courant. Dès qu’on a le malheur d’être vraiment différent, de ne pas penser, de ne pas parler, de ne pas vivre et de ne pas agir comme tout le monde, et si l’on aggrave son cas en se réunissant à plusieurs pour pratiquer ces “déviances”, les pouvoirs vous collent dans le dos une étiquette infamante afin de vous discréditer et de vous ruiner. Les médias et l’opinion publique suivent en faisant caisse de résonance et sans manifester le moindre esprit critique, et l’on se trouve en butte à une véritable persécution. Inutile de dire qu’en dehors de ces côtés subversifs, évidemment impardonnables, nul ne saurait nous faire le moindre reproche. Nous n’avons jamais été inquiétés, a fortiori condamnés, pour quelque délit que ce soit, et la façon transparente dont nous vivons atteste très clairement que nous ne nous livrons à aucune forme de bourrage de crâne ou de manipulation.
2° En application de ce principe, nous allons nous borner à vous faire des propositions honnêtes que vous êtes parfaitement libres d’accepter ou de rejeter. Et vous adopterez l’une ou l’autre conduite non parce que nous serions dotés d’une puissance d’envoûtement plus ou moins efficace, mais parce que vous y reconnaîtrez ou non, en fonction de la nature et du degré de votre propre évolution, les découvertes et les exigences plus ou moins conscientes et implicites qui vous habitent ou qui vous font défaut.
3° Bien sûr, ces propositions concernent aussi les plus de 24 ans, sans limite d’âge !
4° Contrairement à ce que nous avons fait dans de multiples écrits, nous ne procéderons pas ici à une critique détaillée de “la-société”...et ceci pour une raison obvie. Si vous avez compris la nécessité de bouleversements fondamentaux, c’est que se sont opérées en vous des prises de conscience non moins fondamentales qui vous ont révélé la véritable nature du monde dans lequel nous sommes obligés de croupir. Il est donc inutile d’insister sur ce qui est devenu, pour vous comme pour nous, des évidences aussi énormes qu’effrayantes. Ainsi nous contenterons-nous d’une description sommaire. Et, de toute façon, il est beaucoup plus intéressant et beaucoup plus positif de mettre au point un programme de vie et d’action que de s’engluer dans des dénonciations interminables, certes on ne peut plus légitimes et justifiées, mais qui peuvent aussi constituer un piège absorbant trop d’énergie et nous détournant de tâches plus constructives.
5° Est-il besoin de rappeler qu’une révolution authentique n’a rien à voir avec la violence physique ou la contrainte morale, qui doivent rester le monopole de l’Etat et de la “société”, et auxquelles nous sommes farouchement opposés ?
Afin que nous évoquions ensemble la nature...et la liste des mutations radicales qui s’imposent en tous domaines et afin, peut-être aussi, de lancer un “mouvement” qui se chargerait de les faire connaître et de les amorcer (car il serait dommage d’en rester à de simples conversations, aussi passionnantes fussent-elles), nous vous proposons de participer à l’une des 4 sessions estivales, conçues chacune sur le même modèle, que nous organiserons cet été (les tant...) et pendant lesquelles seront développées les idées qui ont été exposées plus haut en introduction et qui seront reprises et précisées sous la forme de thèmes dont voici un résumé très succinct.
la description critique de la préhumanité actuelle, sans oublier ses origines et sa croissance au cours des âges.
1. la violence étatique
Tous les Etats du monde, ces créations artificielles et monstrueuses, sont nés, directement ou indirectement, de la violence, commise contre des territoires indépendants, et continuent à la pratiquer, soit entre eux, soit au détriment des groupes et des individus qui les composent. Ils se caractérisent, entre autres, par...
Ces quelques lignes, terriblement indigentes, ne donnent qu’une très faible idée des forfaits accomplis journellement par des Etats gangsters et assassins colonisés et privatisés par des establishments et des nomenklaturas qui les exploitent à leur profit comme des vaches à traire...
2. la violence idéologique...
résultant des humeurs et des vapeurs, des diktats et des injonctions de Madame Notrépoque auxquels chacun doit se plier sous prétexte d’être à la page, dans la mouvance etc.. Tout le monde est sommé d’adhérer à la mort de Dieu ainsi qu’à celle de l’homme en tant que sujet doté de libre arbitre. Finies les idéologies, les utopies, les pensées totalisantes (qui sont forcément totalitaires !) Place au relativisme, au confusionnisme, à la médiocrité, à l’insignifiance, au bon plaisir et à l’hédonisme, au règne du vide, au tribalisme individualiste corrigé par les B.A. “humanitaires”, aux soi-disant “réformismes” de tous bords assujettis en fait à la mondialisation socio-libérale qui marque le triomphe sans partage du grand capitalisme international. Lorsqu’on vous a annoncé que le XXème siècle a vu apparaître ceci et s’effondrer cela , que les Français adoptent à l’unanimité telle ou telle “idée”(qui ne mérite généralement pas ce nom) ou telle ou telle attitude, vous devez naturellement partager ces opinions et suivre ces comportements, sauf à encourir le reproche d’anachronisme, de ringardise ou, pire encore, d’insoumission. En fait, nous n’avons pas à être de notre temps...pas plus que d’aucun autre, d’ailleurs, mais à tout envisager sub specie aeternitatis. Rien n’est pire que de se laisser entraîner pour s’y enliser dans les caprices, les fantaisies versatiles, les contraintes idéologiques ou les pressions et pesanteurs sociologiques d’une époque. Celle-ci peut bien délirer à sa convenance : ça ne nous concerne pas, sinon pour nous en amuser ou nous en indigner. Aucun lien de solidarité ou de connivence ne doit nous unir à la préhumanité, à part le cas où elle se sentirait concernée pas nous, et non l’inverse !
Il faut toujours chercher...à condition de ne jamais rien trouver. Si vous prétendez apporter des réponses ou des solutions, vous passez pour un facho ou pour un débile.. Il arrive qu’une simple affirmation soit jugée suspecte ou abusive : c’est le fameux thème de la “complexité”. Les choses ne sont pas noires ou blanches, vous dit-on, mais grises ou mélangées : il faut donc s’abstenir de toute assertion un peu tranchée. En fait, on confond sciemment la complexité des structures du réel et le simplisme arriéré et brutal de l’inspiration primitive qui les parcourt depuis la préhistoire. Une comparaison : les systèmes neuronaux et circulatoires sont certainement “complexes” , mais c’est le même sang ou le même influx nerveux qui les irrigue. Il faut sacrifier à toutes les modes inconsistantes et passagères qu’on vous impose en matière intellectuelle, alimentaire, “spirituelle”, vestimentaire, esthétique, technique etc... ainsi qu’aux hantises (actuellement antisectiques ou antipédophiles) qu’on crée de toutes pièces pour exciter les gens et entretenir la bonne vieille haine du bouc émissaire qui, servant d’abcès de fixation et d’exutoire aux mécontentements et aux frustrations, garantit la “bonne marche” moutonnière des “sociétés” domestiquées par les mauvais pasteurs qui s’en repaissent comme les fourmis sucent les pucerons. Tels sont, parmi bien d’autres, quelques-uns des thèmes de la pensée unique constamment martelés dans les médias par les “élites” qui s’y succèdent sans interruption comme dans une chasse gardée dont l’accès leur est exclusivement réservé.
Depuis quelques années, les choses s’aggravent rapidement. Dès 1990, nous avions dénoncé les signes avant-coureurs d’une “préfascisation” rampante, molle, insidieuse... Actuellement, elle se durcit. Dans tous les domaines, on nous confectionne des “prêts-à-penser” et des “prêts-à-vivre” impératifs. Ceux qui refuseront de les endosser ne seront plus seulement, comme par le passé, victimes d’une censure morale diffuse, mais l’objet d’une attaque frontale de type policier et judiciaire visant à supprimer par la force et par l’intimidation toute expression rebelle et tout comportement réfractaire. Un nombre grandissant d’intellectuels “terroristes” nous affirment que certaines opinions, de simples opinions qui n’ont rien à voir avec la diffamation, l’injure, l’appel au meurtre etc.., ne devraient plus avoir désormais le droit de se faire entendre, sauf à tomber sous le coup de la loi. Autre exemple, encore plus significatif : on nous concocte ces jours-ci une loi instituant un délit de “manipulation mentale”. Une telle initiative, seulement imaginable au sein de régimes fascistes ou staliniens, va se concrétiser au travers d’un texte vague et flou qui ouvrira la porte à toutes les interprétations arbitraires, à tous les abus et à tous les excès... C’est le but recherché. Il est vrai que la France cultive une longue tradition d’intolérance et de persécution “religieuse”, depuis la croisade contre les Albigeois, en passant par les sévices infligés aux protestants ou aux jansénistes, jusqu’aux expulsions de religieux contraints de prendre le chemin de l’exil sous la Troisième République. En la personne du sinistre vivien, nous avons un petit père Combes redivivus. Le Grand Orient reprend du service jusqu’à ce que ça lui retombe sur la gueule. Et le tout est chapeauté par des gens qui se disent de gauche et respectueux des droits de l’homme.. constamment bafoués, il est vrai, par un pays qui ne les invoque que pour mieux les violer et qui, de ce fait, se fait épingler en permanence par des organisations internationales ou par la Cour européenne.
3. la violence sociale, individuelle ou interindividuelle
une indifférence “mortelle” (l’anonymat des villes, le délaissement dans les campagnes, les mouroirs, les prisons, les hôpitaux, la méfiance à l’égard de l’étranger ou de l’inconnu à qui on n’adresse pas la parole.
une multitude d’antagonismes planétaires qui dressent les uns contre les autres les Etats, les milieux sociaux, religieux, ethniques, professionnels, économiques, sportifs, les sexes, les classes d’âge (les jeunes et les vieux qui se méprisent mutuellement), toutes ces oppositions étant continuellement encouragées et attisées par un esprit de compétition et d’appropriation qui souffle partout, puisqu’il est chaudement recommandé par les puissants qui ne peuvent précisément asseoir leur pouvoir que sur la zizanie et les divisions qui déchirent leurs ouailles.
l’esclavage qui ne s’est jamais mieux porté dans le monde que depuis son abolition !
les relations et les conditions de travail meurtrières qui sévissent dans les entreprises.
les mauvais traitements infligés dans les institutions officielles, en particulier (mais pas seulement) au sein des chères familles. Et je ne parle pas seulement des enfants, des femmes ou des hommes violentés, mais plus encore de ces contraintes et de ces conditionnements étouffants et paralysants qui passent d’autant mieux inaperçus qu’ils s’exercent dans les “meilleures” familles et dans un climat d’apparente liberté, mais qui cassent à jamais les personnalités, les standardisent, les usent et les tuent à petit feu.
les crimes “privés”
les suicides
les avortements
les accidents de la circulation et les “incivilités” de toutes espèces provoqués par l’arrogance, la muflerie..
les rumeurs
le harcèlement publicitaire et, plus généralement, toutes les sortes d’indiscrétions et d’intrusions médiatiques (p. ex. les campagnes de diffamation...)
Là encore, il ne s’agit que d’un tout petit aperçu de la réalité...
4. la violence économique
Comme le rappelait encore “Le Monde” du 30 mars, la pauvreté sur Terre n’a jamais été aussi criante qu’en l’an 2000. Elle affecte 56 % de la population et pas seulement l’Afrique et l’Amérique latine. Pour lutter contre elle, les Etats sont jugés “absents” ou, pire, “néfastes”. Et encore ne s’agit-il ici que de misère noire. D’énormes inégalités, scandaleuses et injustifiées, dans l’accès aux ressources et aux soins, subsistent, y compris dans les pays riches. La fameuse “croissance” a pour but essentiel et pour effet presque exclusif d’enrichir toujours davantage les riches. A cet heureux effet, les pauvres contribuent , non seulement de manière “passive”, par leur dénuement, mais aussi, de façon active, par leur force, même limitée, de travail qu’il faut bien nourrir de quelques miettes si l’on veut continuer à s’en servir. Voilà qui est tout à fait normal dans le monde où nous vivons, conforme à “l’ordre” qu’on y a instauré depuis des millénaires et qui, selon toute vraisemblance, s’y perpétuera indéfiniment, à moins que ne se produise un miracle.
5 la violence spéciste
Chaque année, des milliards d’animaux sont trucidés inutilement. A lui seul, cet horrible massacre justifierait la condamnation sans nuances et sans appel du coupe-gorge où nous pourrissons. On n’a besoin de ce carnage, ni pour se nourrir, ni pour se vêtir, ni pour se soigner, contrairement à un bourrage de crâne universel, ni, à plus forte raison, pour se divertir (chasse, pêche, combats d’animaux et, au plus bas de l’abjection parce qu’elle s’entoure d’un cérémonial, vénerie et corridas). Sans aboutir forcément au “meurtre”, il existe aussi des formes de domestication et d’exploitation pratiquées sur les champs de course, ou dans les zoos, ménageries et cirques, ou encore par des particuliers, qui encourent de sévères reproches parce qu’elles ne respectent pas l’animal. Des traditions imbéciles, aussi méprisables que détestables, comme la judéo-chrétienne ou la grecque, se rejoignent pour conférer à cette pauvre cloche fêlée de préhomme un statut de roi qui lui permettrait d’user de la Création à sa guise et sans scrupules. Dieu lui-même en aurait ainsi disposé, selon un passage blasphématoire de la bible. On s’apitoie à juste titre sur les espèces en voie de disparition (ça fait bien !), mais on se fout totalement des êtres vivants qui finissent dans les abattoirs ou, pire encore, dans les arènes et dans les laboratoires après y avoir été torturés. De telles ignominies illustrent d’autant mieux la sauvagerie et l’orgueil préhumains que tout le monde ou presque les accepte comme allant de soi, y compris les Eglises qui se disent chrétiennes et qui, il est vrai, ne sont pas à ça près, ou le judaïsme et l’islam qui se livrent à des sacrifices rituels particulièrement révoltants.
...où les choses, les gens et les institutions se donnent régulièrement pour ce qu’ils ne sont pas. Cherchant à se dissimuler sa propre horreur, essayant de se rendre acceptable et présentable, la préhumanité s’invente des mythes et des mirages pour s’évader, ainsi que des faux semblants de conduites vertueuses pour se justifier et même s’auto-célébrer.
1. Les mythes et mirages
a. un scientisme réductionniste et impérialiste qui proscrit tout ce qui ne relève pas du seul usage logique de la raison, et qui nous en fait accroire sur ses possibilités réelles.
b. un technicisme flamboyant qui envoûte et qui décervelle, qui “neutralise” et assujettit à tous les pouvoirs, qui nous précipite, par exemple, dans le gouffre dépersonnalisant des images virtuelles ou dans la fascination d’Internet.
c. une “communicationnite aiguë et stérile qui pousse les gens aux bavardages inutiles, à la déconcentration, à la perte de substance et renforce leur vulnérabilité ( le succès artificiellement orchestré du portable, superflu et même nuisible dans la plupart des cas).
d. un psychologisme envahissant, déterministe et moralisateur qui, après avoir réduit l’homme à la somme de ses pulsions et de ses traumatismes inconscients, le “juge”et le “soigne” en fonction des critères les plus conventionnels et les plus “intégrationnistes”. C’est une immense machine de flicardage et de normalisation qui s’est mise en place, sous des apparences scientifiques, pédagogiques et thérapeutiques, et qui sévit partout, en toute occasion, sous forme d’assistance (même aux accidentés !) ou d’expertise, jusque dans les tribunaux.
e. une médiatisation (presse, édition, audiovisuel) tronquée et truquée, qui déforme ou crée de toutes pièces l’événement, qui élimine systématiquement des tas de gens, de courants d’idées et d’initiatives dont on n’entend jamais parler sous prétexte qu’ils seraient non représentatifs, fantaisistes etc.., mais, en réalité, parce qu’ils sont dérangeants et contestataires, qui, sans prendre aucun recul, se contente d’amplifier avec complaisance, en se livrant à des commentaires orientés ou imposés, à un pilonnage partisan, les tropismes collectifs, les hantises et les psychoses à la mode répandus ou favorisés par les pouvoirs et qui, (c’est le comble !) ne réclame pour elle une liberté d’expression toujours plus étendue que pour mieux confisquer celle d’autrui et le calomnier impunément lorsqu’il est faible et mal vu.
f. une sous-culture populaire faite de divertissements stupides et de poisons insidieux qui abrutissent et qui avilissent les masses, les uniformisent et les rendent inoffensives
g. une surculture réservée aux élites branchées, qui se distingue par un incroyable mélange de vide et de prétention, quand il ne s’agit pas de mystification pure et simple. La plupart des“oeuvres” esthétiques, littéraires, philosophiques qui encombrent les librairies, les galeries d’art etc.. ne présentent strictement aucun intérêt ni aucune importance et n’ont pour ambition que de coller à l’esprit du temps, de s’insérer dans le flux des modes pour alimenter la réputation et les comptes en banque de leurs auteurs
2. Les “vertueuses” tartuferies
a. l’exaltation républicaine, démocratique et “droit-de-l’hommiste” dans un pays..
b. la célébration d’un “réformisme” tous azimuts qui a pour seul but d’accorder à un vain peuple le minimum des concessions nécessaires au maintien et à la consolidation du désordre établi par et pour une hiérarchie de privilégiés. Pendant qu’on jette quelques miettes et quelques os à ronger, le festin continue...
c. le zèle humanitaire qui se fourvoie tête baissée dans les “situations d’urgence” qu’on s’ingénie à lui fournir, qui permet d’esquiver les questions de fond en se donnant des allures flatteuses et salvatrices, qui encourage les grands prédateurs à poursuivre leurs exactions criminelles puisque, en faisant leur “ménage”, on les débarrasse des scories les plus voyantes de leurs forfaits et qui, en définitive, procure, délibérément ou non, un raffermissement politique et financier aux tyrans, beaucoup plus plus qu’un soulagement aux populations qu’ils continuent à opprimer, à exploiter et à massacrer avec la complicité plus ou moins active de leurs prétendus défenseurs. Des réflexions analogues pourraient être faites au sujet des sponsors et autres “philanthropes” qui ne trempent dans le caritatif et ne s’adonnent aux bonnes oeuvres que pour embellir leur image de marque et faciliter leur carrière.
d. une “passion” écologiste de pure façade et parfaitement inopérante...jusque sur les “sommets” mondiaux faits d’une accumulation de parlotes stériles, et qui accouchent de quelques souris dérisoires totalement incapables de répondre aux gigantesques problèmes qui se posent et ne cessent de s’aggraver. Selon toute vraisemblance, la logique capitaliste, industrielle et financière s’imposera jusqu’à la catastrophe finale.
e. une phobie “hygiéniste” bien étrange, bien soudaine et bien récente qui a surtout pour raison d’être de remplir les caisses de l’Etat sans nuire pour autant aux intérêts des fabricants, des trafiquants et des commerçants, et même sans léser les consommateurs de drogues, tabacs, alcools, essence, pornographie..à qui il est bon de laisser la possibilité de se défouler et de s’éliminer eux-mêmes, surtout lorsqu’ils ont des tendances inquiétantes à la rébellion
f. la glorification, au nom des plus hautes valeurs morales s’entend !, de cette famille qui mérite si bien son nom de “cellule” et qui est couverte d’éloges parce qu’elle étouffe psychologiquement, affectivement et sexuellement ses victimes, qui en sont généralement ravies, et parce qu’elle accomplit au nom et au profit de l’Etat et de “la-société” une tâche irremplaçable et bien mal rémunérée qui consiste à transmettre de générations en générations tous les stéréotypes et les conditionnements dont l’adoption par chaque individu garantit à ses maîtres (et à lui-même s’il est appelé à figurer parmi eux) la perpétuation de leur règne. En ce sens, les “bonnes” familles unies où “tout se passe bien” sont les plus malfaisantes.
g. les discriminations “positives” ou certaines formes de tolérance, on ne peut plus suspectes dans leur sincérité et leurs intentions profondes, qui prétendent favoriser les femmes, les pauvres, les jeunes, les homos, les Juifs, les Beurs, les étrangers et même certains “marginaux” (voir à ce sujet le passage consacré aux “révoltes permises” dans le livre “Votre révolution n’est pas la mienne”). Il ne s’agit, là encore, que de simulacres et de leurres symboliques, de ces masques “avantageux” qu’une bourgeoisie intelligente et triomphante a su plaquer sur sa face hideuse pour amadouer, désarmer et récupérer pratiquement tout le monde. Elle a senti passer le boulet de mai 68, elle a su en tirer les leçons, s’adapter, offrir un visage accueillant et compréhensif, se moderniser, se montrer plus coulante dans le domaine des moeurs, faire mine de s’engager dans le “social”.. Et chacun s’est laissé prendre au piège de ces délicieuses blandices...
...dans sa philosophie du Non-Etre et du Non-Sens
...dans un vouloir-vivre individuel et collectif qui se déploie machinalement à l’aveuglette, pour lui-même, dépourvu de tout fondement et de toute raison d’être, comme le canard décapité qui poursuit sa course au hasard
...dans ses “objectifs” , aussi grandioses et flous que vains et illusoires , mais que les “intellectuels”, les politiciens et autres marchands d’orviétan gonflent artificiellement de bons sentiments , d’emphase et d’espoirs imaginaires (p. ex. tout le pathos au sujet des solidarités et des réconciliations planétaires qui ne manqueront pas d’apparaître au XXI ème siècle !)
...dans ses productions “culturelles” qui tentent de compenser leur inconsistance par le raffinement, le maniérisme, le gigantisme, l’acrobatie formelle ou la singularité à tout prix
...dans ses pratiques quotidiennes, administratives, judiciaires..(le formalisme tatillon des tribunaux qui s’exerce au détriment des questions de fond et même du simple bon sens, ou les villes envahies par les voitures et les grands axes par les camions, pour ne citer que deux exemples)
Originellement.
Dès le Mésolithique, lorsque débutent au Proche-Orient la sédentarisation, l’agriculture et l’élevage, des choix fondamentalement erronés et catastrophiques dans leurs conséquences ont été opérés par les populations présentes, se sont ensuite communiqués à toutes les autres et n’ont jamais été révoqués depuis plus de 10.000 ans. Celui qu’on est donc obligé d’appeler “préhomme”, pour bien marquer le primitivisme et l’archaïsme brutal dans lequel il a volontairement sombré depuis lors et jusqu’à notre époque, s’est épris de lui-même et s’est pris pour la mesure et la fin de toutes choses, il s’est considéré comme un roi de la Création qui la pillerait, s’auto-suffirait et devrait consacrer tous ses soins à son seul et unique développement. Il s’est installé sur Terre, au prix d’un misérable repli sur lui-même, d’un pitoyable rétrécissement égotiste et narcissique...au lieu d’y installer la Présence aimante et agissante de Dieu. Se coupant de ses tenants et de ses aboutissants ; il s’est condamné à n’être plus qu’une larve obsédée par son propre engraissement : se faire toujours plus de lard, voilà l’idéal ! Il a renié la mission exaltante de pro-Création terrestre et cosmique dont il était investi, pour se livrer exclusivement au culte et à la culture de soi-même. C’est ainsi que sont apparues les trois caractéristiques monstrueuses et toujours actuelles de la préhumanité : la volonté de puissance qui se subdivise elle-même en esprit de domination, de compétition et d’appropriation, l’hédonisme (recherche du plaisir, du confort sous toutes ses formes, du bien-être, du bonheur etc..) et le rationalisme chargé, dans sa partie pratique et technologique, de fournir les moyens, toujours plus efficaces et plus abondants de la volonté de puissance et de l’hédonisme, et, dans sa partie théorique, d’apporter les justifications philosophiques, morales, religieuses etc..qui vont légitimer l’ensemble de la démarche. Car la préhumanité adore se féliciter, s’auto-célébrer, se donner le change, , jeter un voile luxueusement orné sur ses turpitudes pour se les dissimuler et feindre de les remplacer par des merveilles. Les plus ou moins brillantes “cultures” et “civilisations” dont on nous fait tout un plat ont alors commencé à foisonner et se sont succédé jusqu’à nos jours. Mais ce n’étaient que de magnifiques décors (urbanistiques, monumentaux, artistiques, religieux, philosophiques, littéraires etc..) en carton pâte et en trompe-l’oeil entre lesquels avançaient et avancent encore -hélas ! toujours dans la même direction- la cohue préhumaine sauvagement acharnée à se déchirer et à s’étriper. Car les fruits amers de ses options désastreuses se sont vite formés et multipliés : ce fut le déchaînement furieux des antagonismes et des rivalités, des cupidités et des convoitises, accru par l’augmentation du nombre des concurrents-ennemis et attisé par le développement de leurs appétits. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que la pourriture générale du monde où nous vivons, sans être secondaire (oh que non !) est seconde par rapport à un déraillage initial et radical qui a projeté la préhumanité sur une trajectoire produisant des effets de plus en plus graves au fur et à mesure qu’elle y progresse.
Globalement.
Les optimistes et réformistes de tout poil ne manqueront pas d’affirmer ques ces description sont outrées, poussées au noir et ils se décerneront facilement un brevet de modestie, de sagesse et de lucidité en prétendant que la réalité est plus nuancée, plus subtile et que les propos ici tenus révèlent du sectarisme, un parti pris de dénigrement, un défaut de clairvoyance. En fait, la préhumanité (il faut au moins lui reconnaître ce “mérite” !) constitue, malgré certaines apparences contraires, un Tout extrêmement homogène et cohérent dont la totalité des composantes s’est développée dans l’espace et dans le temps à partir d’une inspiration commune, de quelques choix existentiels très simples, voire tout à fait simplistes, mais déterminants, qui l’ont corrompue dans son ensemble. Elle ne connaît pas de cloisons étanches : tout communique. De sorte qu’on ne saurait trouver en elle ni parties ni aspects plus ou moins sains que l’on pourrait améliorer ou rafistoler. C’est d’ailleurs ce que confirme une observation impitoyable. Mais nos détracteurs s’empresseront d’ajouter qu’il existe des gens sincères, pleins de bonne volonté qui travaillent efficacement à des modifications politiques, économiques sociales etc..importantes. On est là en pleine illusion. Oui, ces “justes” existent, mais comme toutes les minorités et les exceptions, ils ne donnent pas le ton et n’ont jamais rien changé à la nature des choses et au déroulement de l’Histoire. La vérité est encore bien pire : leurs bons sentiments et leur générosité sont détournés et utilisés malgré eux à des fins opposées à celles qu’ils visaient de tout leur coeur. Prenons une comparaison un peu vulgaire. On peut comparer leur apport à un boisseau d’eau pure qu’ils déverseraient dans un océan de merde...dont ils ne feraient, en définitive, qu’augmenter le volume ! Ces remarques nous mettent sur la piste d’une découverte essentielle.
Métaphysiquement.
A travers les millénaires, s’est formée peu à peu une sorte d’ectoplasme collectif, une Métaréalité quasi transcendantale dont la substance est faite de milliards de trahisons personnelles successives, un Etre épiphénoménal qui a cristallisé comme un banc de corail des consensus innombrables et immémoriaux et qui, tout en restant subordonné aux individus puisqu”il ne se nourrit que de leurs générations accumulées, a cependant acquis par rapport à eux une spécificité, une autonomie et même une supériorité “écrasante”, presque au sens physique de ce terme. Ce qui, au départ, ne fut que sécrétions et fruits avariés issus d’un nombre croissant de reniements est devenu à notre époque un monstre tyrannique et toujours plus puissant qui plie à ses volontés la foule des préhommes empressés à le servir. La multitude amoncelée des effets et des empreintes s’est muée en une Cause agissante et destructrice. Le préhomme s’est créé son Frankestein qu’il adore et suit aveuglément. C’est pourquoi il faut bien comprendre un fait capital : dès lors que l’on se situe délibérément à l’intérieur du “système”, quel que soit le rôle qu’on y joue (balayeur ou président de la république, quelles que soient les intentions qui vous habitent (y compris les meilleures), quel que soit le type de discours que l’on tient (même très critique et contestataire), quel que soit le genre d’action que l’on y mène, fût-elle la plus authentiquement réformiste, on ne parvient, au bout du compte, qu’à renforcer et à pérenniser un organisme qui absorbe, assimile et tourne tout à son profit. Les marginaux et les opposants de tous bords, notre Moloch s’en joue, s’en rit, s’en fout éperdûment...et s’en délecte. Ce sont pour lui des mets de choix dont la saveur, plus relevée, stimule son appétit...
Cette situation nous impose une triple attitude.
D’abord un constat : il n’y a rien à tirer, rien à sauver, rien à espérer d’une préhumanité abjecte et atroce. Elle ne peut être réformée, d’abord parce qu’elle ne le veut pas à aucun prix, ensuite, parce que ça n’est pas “techniquement” possible : inutile de s’adonner indéfiniment à du bricolage sur une machine qui s’est totalement désadaptée de sa destination et qui, depuis belle lurette, s’est irrémédiablement fourvoyée dans une course insensée l’écartant toujours davantage des finalités qui auraient dû guider sa construction et régir son fonctionnement.
Ensuite, un retrait, qui consiste à ignorer le monstre, à se désintéresser de lui, à lui tourner le dos, à ne plus lui fournir de grain à moudre, à le laisser se dégonfler et s’épuiser, bref, à rompre avec lui jusqu’à l’extrême limite du possible.
Enfin et surtout, l’engagement actif et périlleux dans une oeuvre gigantesque qui semble irréalisable parce qu’elle dépasse complètement nos moyens, mais qui est la seule à pouvoir se révéler un jour utile et efficace : tout reprendre à la base, repartir à zéro, procéder à une refonte totale. D’où...
où l’on va esquisser les grands traits de cette reconstruction universelle.
Conscients qu’elle doit être le fruit d’une immense tâche collective, nous allons nous borner à quelques indications, mais tout de même assez précises dans la mesure où elles résultent d’un long effort de réflexion et de mise en oeuvre. Une remarque de la plus haute importance : les 7 chantiers que nous ouvrons maintenant sont étroitement coordonnés et offrent une puissante unité organique, (celle même de Dieu qui en est le maître artisan) au point qu’on peut les réunir sous le titre synthétique de “Projet”. L’inspiration née d’une multiplicité de révolutions premières, de type individuel et spirituel, se communique et s’étend, comme par ondes concentriques de plus en plus larges, à tous les secteurs du réel pour modifier notre façon de les approcher et pour les métamorphoser de fond en comble. A partir de notre relation interpersonnelle avec Dieu et grâce à elle, la vague touche successivement notre abord et notre pratique de la Connaissance , de la Beauté, de l’Amour, de la Société, de la Nature et, finalement, de l’ensemble de notre Existence.
1° Une double confusion à éviter :
a. Les “religions” institutionnelles (judaïsme, christianisme et islam) et en particulier leurs hiérarchies, qui se servent de Dieu à des fins temporelles inqualifiables et Le “desservent” au lieu de Le servir n’ont rien à voir avec la véritable “religion”, c’est-à-dire avec la relation directe, intime et agissante qui doit nous unir à Lui.
Les monothéismes “officiels” ne sont en fait que des pouvoirs qui agissent en concurrence ou, parfois, en connivence et en condominium avec les autres, et cherchent à leur damer le pion en se maintenant sur trois lignes d’occupation (ou de défense lorsqu’ils sont attaqués), la ligne politique, la ligne socio-culturelle, enfin, la dernière et la plus résistante, celle de l’emprise sur les âmes. De toute façon, les appareils ecclésiastiques ne se tiennenet jamais pour vaincus et repartent constamment à l’assaut pour reconquérir les positions perdues.
b. Dieu n’est pas une vue de l’esprit, un concept arbitraire, un tourbillon d’énergie, une façon de parler ou de désigner l’ensemble de l’Univers. Comme le disait M. Clavel, “Dieu est Dieu, nom de Dieu !” ...et non la sublimation ou l’absolutisation subjective, artificielle et dérisoire de nos aspirations toutes relatives, qu’elles soient d’ordre philosophique, esthétique, poétique etc...
2° Dieu est un Etre personnel, Vivant, Tout-Puissant, Eternel, fait d’Amour et de Liberté. Par Amour et grâce à sa Toute-Puissance, il décide librement de susciter hors de Lui-même, mais à partir de Lui-même et non “ex nihilo” (ce qui n’a aucun sens, puisque cela supposerait l’existence à côté de Dieu d’une autre réalité équivalente, le Néant, dans lequel il “puiserait” pour en faire sortir quelque chose !), d’autres personnes qui vont participer à l’essentiel de sa Substance, de sa Vie et de ses Attributs.
3° C’est ainsi qu’il communique à chacune de ses créatures, mais à un degré ontologique très inférieur au Sien , car il y a “déperdition” dans l’émanation :
a. Sa Substance “composée” d’intelligence qui permet de “com-prendre” les réalités distinctes (c’est-à-dire d’établir la théorie et le plan de leurs liaisons) de CLV (conscience, liberté, volonté) qui permet d’agir pour les unir, d’amour qui permet de nous unir à elles, d’immortalité qui permet de poursuivre sans fin ce processus de rapprochement universel dont le but est de se rapprocher toujours plus de son Instigateur, en sachant que cette démarche asymptotique, vouée à se développer indéfiniment dans l’espace et dans le temps (comme il est “normal” pour une créature imparfaite et relative) et non à s’inscrire dans l’éternel Présent de Dieu, est appelée cependant à se perfectionner sans cesse tout en n’aboutissant pas (heureusement pour nous !) à son terme, c’est-à-dire à une “fusion” en Dieu qui équivaudrait à notre disparition !
b. Son Existence qui permet à ces quatre modalités virtuelles de “fonctionner” dans la réalité
4° Si la préhumanité ne s’était pas reniée, les résultats de ce “fonctionnement” seraient pour tout homme les suivants :
a. Par rapport à Dieu, la facilité de L’aimer, qui est au départ de tout et qui donne lieu à une intimité constante qu’on peut appeler “présence mystique”, à une familiarité toujours plus étroite, à une “oraison” ininterrompue, à un dialogue tendre, concret et permanent qui, en dehors de tout illuminisme, ne laisse place à aucune incertitude sur la nature et sur la réalité de ce qui se passe, la possibilité de Le connaître (constitution d’une théologie), non, ainsi qu’il est dit plus bas, de manière vraiment adéquate, c’est-à-dire par essence et par substance, mais, grâce à un approfondissement progressif, de façon tout de même satisfaisante et pas seulement “négative”, puisque nous sommes formés à son image et que nous ne sommes donc pas condamnés à ne dire que des bêtises lorsque nous parlons de Lui...n’en déplaise à certains “théologiens”, la volonté de Le reconnaître (constitution d’une liturgie) par le biais de célébrations publiques qui mettraient l’accent sur sa Glorification et sur notre gratitude, en s’attachant à décrire et à louer avec éclat les différentes formes de sa Présence et de ses Interventions dans le monde.
b. Par rapport à lui-même et avec le secours d’une ascèse libératrice, mais “rigoureuse”, une métamorphose personnelle (fruit de la Présence mystique) qui se traduirait par l’unification de l’ensemble de ses facultés, propre à conférer la paix, l’harmonie intérieure et la concentration, par la purification ou virginisation de tout son être, propre à conférer la libre disposition et la maîtrise de soi-même, enfin par la magnification, c’est-à-dire par une exaltation qualitative de la personnalité aboutissant à un renforcement de son acuité perceptive, de sa capacité affective et de sa vigueur active.
c. Par rapport à l’Univers, une action pro-Créatrice tous azimuts qui, “prenant la suite” d’un Dieu délégateur, ratifierait et parachèverait son Oeuvre en l’embrasant de son Amour unificateur jusqu’à ce qu’elle “craque” et se restitue à Lui, après avoir accompli la longue boucle d’un retour volontaire à son Origine. En l’an 2000, nous sommes bien loin du compte !
5° Dans cette marche indéfinie vers l’Infini, Dieu Lui-même nous assiste et nous fournit les multiples points de repère qui nous permettent de nous diriger vers Lui. Ils se rattachent à sept formes de présence dont...
a. les unes sont structurelles et permanentes, insérées dans la texture même de la Création,
b. les deux autres, qui sont conjoncturelles et occasionnelles
Ne pas confondre :
1° Les connaissances (ou savoirs) pratiques, techniques, utilitaires, parfaitement valables (pourvu qu’elles restent à leur place, accessoire) et d’une prodigieuse efficacité, qui sont issues de la recherche scientifique.
2° La Connaissance métaphysique, par essence et par substance, qui est inaccessible à l’entendement humain.
3° La “connaissance abstraite”, de type scientifique ou philosophique, qui est une illusion, en dépit de tous les beaux discours à la mode. Les recherches intellectuelles qui la produiraient ne font que déraper à la surface d’un “réel voilé”, patiner sur des “phénomènes”, c’est-à-dire sur des apparences dont la nature et la raison d’être leur échappent totalement, même si elles tentent de camoufler leur impuissance et leur ignorance derrière de grandes théories impressionnantes, des hypothèses et des explications souvent très ingénieuses et très amusantes (genre Big Bang), mais qui se réduisent en fait à des mots et à des mythes, à des images, à des figures, à des métaphores ou à des exercices de haute voltige cérébrale aussi excitants qu’inconsistants. Ne nous laissons pas duper par ces rêveries.
4° La véritable Connaissance, qui est déchiffrement du Sens inhérent à chaque “structure évolutive”, c’est-à-dire à chaque personne humaine, animale, etc..en devenir et qui répond donc à une question fondamentale : à quoi dois-je servir, quelle est la mission unique, singulière, irremplaçable dont je suis investi en tant que personne elle-même unique, singulière et irremplaçable ? La détermination du Sens propre à chaque espèce et à chaque individu s’effectue grâce à la découverte et à la mise en oeuvre d’une cosmologie, d’une “structurologie” et d’une sémiologie.
L’Univers est constitué par une superposition hiérarchisée de structures impersonnelles que commencent à identifier les spécialistes (“bulles, superamas, amas, “simples” galaxies ), qui se recouvrent comme des “parapluies” de 1er, 2ème, 3ème degré etc..de moins en moins vastes, sur lesquels ruisselle le Sens découlant de sa Source transcendante (Dieu), qu’ils renvoient ainsi dans toutes les régions du Cosmos, jusqu’à des “terminaux” où Il peut donner naissance à des êtres dont la composition physique et mentale est relative à l’itinéraire suivi pour les susciter. Ainsi apparaissent les caractéristiques générales des espèces.
Pour ce qui est maintenant des individus, leurs traits particuliers se discernent grâce à l’analyse de la situation qu’ils occupent dans l’espace-temps, lorsqu’ils y font leur apparition, par rapport aux éléments principaux qui forment la dernière et la plus basse des structures impersonnelles qui les surplombent (p. ex les grandes planètes qui constituent. le système solaire, pour les structures personnelles terrestres). Le principe est le suivant : la façon dont le monde, (par l’intermédiaire du système solaire), se présente à moi lorsque je me présente à lui symbolise la façon dont je dois ensuite me rendre présent à la vie, à la Terre et à la société. Ou encore : la manière dont je me situe dans le système solaire au moment de ma naissance “signe” la manière dont je devrai plus tard me situer dans l’existence. Une simple position physique factuelle exprime le positionnement normatif qu’il nous faut adopter pour nous accomplir en accomplissant notre mission.
On saisit par là les propriétés essentielles de l’Univers, bien plus importantes que celles, extérieures et superficielles, décrites par les cosmologistes, astrophysiciens et autres scientifiques. Ces correspondances extrêmement subtiles et imprévisibles ne peuvent avoir été établies et ne peuvent fonctionner qu’en vertu d’une intention divine très précise. Ce merveilleux agencement ne saurait être le fruit du hasard et de la nécessité, tant il est complexe et fouillé. Il constitue une preuve manifeste de l’existence d’un Dieu Créateur qui s’intéresse à son Oeuvre et qui l’aime.
Lorsque, après avoir étudié minutieusement la signification du rapport spécifique qui unit une personne au Soleil, à la Lune, à Jupiter etc.., on fait la synthèse de ces connexions, on obtient la définition du projet concret qui l’ habite et qu’elle doit ensuite, “allant dans son sens”, effectuer tout au long de son existence. Mais cette démarche s’inscrit elle-même dans le Sens beaucoup plus ample d’une Evolution générale de l’Univers qui retourne à son Créateur en se divinisant par l’Action. La perception de ce mouvement cosmique impulsé par la Personne Absolue depuis les origines correspond à...
5° un type supérieur de Connaissance qui s’ajoute aux deux seuls autres valables, les 1er et 4ème, lesquels correspondent, tous réunis, aux trois fonctions de la raison :
Deux observations pour terminer. On remarquera d’abord que les rationalistes et scientistes de tous bords, dont le mépris pour la raison est bien connu, la réduisent à la première de ses fonctions, qui est aussi la plus rudimentaire et qui perd l’essentiel de sa valeur lorsqu’ elle ne se met au service des deux autres On notera ensuite que les trois usages légitimes et fructueux de la raison sont tous de nature opératoire et fonctionnelle. L’esprit humain s’égare et se dissout losqu”il cultive les vaines prétentions métaphysiques et les abstractions creuses auxquelles il incline par orgueil, mais qui dépassent ses possibilités.
1° L’émotion esthétique ne résulte pas d’un simple ébranlement de la sensibilité, mais d’un contact intuitif immédiat avec les Transcendantaux (le Beau, le Bien et le Vrai) saisis dans leur Présence (perception jubilatoire), dans leur Destruction (perception tragique) ou dans leur Absence (perception pathétique). Sauf lorsque la préhumanité les isole et les oppose à des fins perverses, en affichant et en cultivant, par exemple, une “beauté du diable” destinée à séduire et à tromper, les Transcendantaux se présentent “spontanément” comme inséparables. Une chose ou une personne globalement belle (c’est-à-dire dotée de l’unité harmonieuse d’un tout organisé, à laquelle chaque élément singulier contribue par ses qualités propres autant que par l’originalité et la complexité de ses liaisons avec ses pairs) est également vraie (c’est-à-dire authentique grâce à l’adéquation en elle de ce qui apparaît, ce qui est et ce qui doit être) et bonne ...“à quelque chose” (c’est-à-dire gratifiée d’une raison d’être, d’un rôle à jouer, d’une utilité métaphysique dont on va tirer parti sur un plan pratique. Le Beau constitue la Forme de l’Etre, le Vrai ,son Fond et le Bien, sa dynamique intentionnelle et salutaire.
2° Ces trois types de perception s’appliquent d’abord à la Création de Dieu appréhendée..
...soit dans la splendeur de son état virginal, natif et évolutif, tel qu’il se présente dans l’infiniment grand, dans l’infiniment petit et dans l’infiniment complexe, ou de son état retouché et amélioré par l’homme (impression jubilatoire)
...soit dans l’horreur d’une Nature qui est défigurée et anéantie par l’action ravageuse de l’homme, mais aussi par ses propres réactions (qui ne sont pas seulement “mécaniques”) face à ces agissements criminels : catastrophes dites naturelles (impression tragique)
...soit dans la terreur inspirée par un Univers que l’on estime à tort, inhabité, éternellement absurde, glacial et indifférent...ou qui le deviendrait, en tout ou en partie (y compris sur Terre), frappé par une mort complète et définitive qui constituerait le terme d’un processus dévastateur (impression pathétique)
3° Ces trois types de perception s’éprouvent aussi face aux créations de l’homme, mais à des degrés d’intensité divers selon le niveau d’inspiration..
..niveau 0 : l’esbroufe, le snobisme et la mystification régnant au sein de prétendus milieux artistiques élitistes et branchés, toutes les formes d’art “populaire” artificielles et préfabriquées (tubes et autres produits commerciaux), les réalisations purement ornementales et décoratives
..niveau 1 : la reproduction pure et simple ou l’intention édifiante, l’une et l’autre sincères (certains portraits ou paysages, une foule de scènes mythologiques, allégoriques, religieuses, historiques.
..niveau 2 : le talent, beaucoup plus personnalisé, où convergent le goût, l’acuité du regard et le métier
..niveau 3 :le génie qui, dans ses origines, provient d’une intervention directe de Dieu, de qualité souvent très supérieure à son “support” humain et qui, dans ses effets, apparaît comme radicalement novateur, toujours plus ou moins expressionniste, surréaliste, extrémiste et inconvenant
Par exemple, la musique “géniale” (3ème niveau) de Schumann comporte les trois modalités d’expression artistique (jubilatoire, tragique et pathétique) destinées à susciter les trois formes d’impression esthétique correspondantes
4° Cette triade peut se manifester à travers...
qui, toutes et tous, illustrent et mettent en valeur la Sainte Trinité du Beau, du Vrai et du Bien
1° Les êtres humains sont des composés de féminité et de virilité qui se répartissent en chacun d’entre eux de façon inégale et originale, et indépendamment de son sexe physique.
2° Chaque personne forme donc un tout autonome et plénier pour qui la relation amoureuse n’est pas la conséquence d’un manque, d’une incomplétude, mais chez qui elle exprime une démarche souveraine, un pacte volontaire et généreux qui repose sur le respect d’autrui, la tendresse et surtout la ferme intention d’oeuvrer ensemble en vue de buts communs définis par la conjonction des deux thèmes de naissance. S’y ajoutent une prise en charge et une assistance mutuelles au cours des difficultés passagères qui peuvent surgir.
3° La relation pédagogique représente un cas spécial particulièrement intéressant. Qu’elle unisse deux enfants ou un adulte et un enfant, non seulement elle s’assigne les mêmes objectifs en tenant compte des âges en présence, mais elle leur adjoint une tâche extrêmement précieuse, la formation chez les jeunes, par incitation auto-éducative, d’habitus (dispositions permanentes et définitives génératrices d’actes efficaces et utiles) “cristallisant” l’esprit d’initiative, de décision, de responsabilité, de discipline, de créativité, d’ouverture, de service et de suite (dans les idées, les actes, les relations...)
4° Dès lors que sont réunies les trois conditions fondamentales (respect, tendresse, buts communs), toutes les sortes de couples sont possibles et hautement recommandables ainsi que toutes les formes de sexualité, y compris celles qui sont artificiellement et abusivement décriées et interdites à seule fin de maintenir un ordre social castrateur qui assure la domination de ses bénéficiaires et mutile les personnes et les vies de leurs esclaves, même empressés, au mépris de leur humanité intégrale et de la plénitude de cet Amour divin qu’elles sont appelées à exprimer au travers de liens réciproques dont la force créatrice ne tient pas seulement à leur intensité et à leur solidité, mais à la diversité de leurs supports. Ces prohibitions sont d’autant plus insupportables qu’elles s’abritent hypocritement derrière les glorieux paravents de l’Anthropologie, de la Morale et de la Religion, alors qu’elles sont foncièrement inhumaines, immorales et irréligieuses.
5° Chaque personne est donc destinée à vivre au sein de couples variés qui, bien loin d’être incompatibles par exclusivisme, jalousie et possessivité, se fortifieront de leurs particularités, s’enrichiront de leurs différences et se féconderont les uns les autres grâce à leur complémentarité
6° Les barrières indues liées à l’âge, au lien de parenté, au sexe physique, aux différences de caractère, de culture etc.. sont vouées à disparaître...ou plutôt à servir de ciment !
7° La distinction factice, bien commode et si honorable ( !), entre l’amour “complet” et sa parente pauvre, l’amitié, hautement “spirituelle” qui surcompenserait ses lacunes par sublimations, cette distinction s’efface à tout jamais, elle qui a entraîné tant de malheurs, qui a empêché l’épanouissement de tant de relations prometteuses et les a condamnées à croupir dans l’inachèvement ou à pourrir dans des frustrations malsaines et des refoulements inavoués et stériles
8° On remarquera que toutes les transformations indispensables se rapportent à l’application d’un même principe : le décloisonnement, et donc à la destruction des murs de limitation et d’exclusion qu’on a dressés en chacun de nous (féminité ou virilité) ou entre nous pour nous emprisonner, nous paralyser, nous séparer et faire de nous les proies soumises et inoffensives dont se régalent les vampires et les vautours qui forment le gratin de la préhumanité.
9° C’est la communauté qui semble offrir le milieu le plus favorable à la cohabitation, à la collaboration et à l’union de couples variés qui vivraient en osmose et en symbiose. Elle succéderait, en tant qu’espace de liberté, de communion et de création, à l’abominable famille traditionnelle, instrument d’oppression, de conditionnement et d’amputation. Ou plus exactement, apparaîtrait la véritable famille requise par la nature et la vocation divines de l’homme.
1° Constitution d’une nouvelle société formée par une multitude de petites unités géopolitiques définies par les milieux naturels et humains, les “pays”, un peu au sens où l’on parle de vins de pays. Par exemple, il y en aurait une quarantaine pour la seule région Rhône-Alpes (8 départements).
2° Institution d’une véritable démocratie directe et participative, avec rotation des responsabilités et attribution des charges en fonction des capacités de chacun, déterminées, comme toujours, par le thème de naissance
3° Création d’une superposition d’instances fédératives coordonnant des formes d’échanges et de collaborations sans frontières et aboutissant à un organisme mondial
4° Instauration d’une société d’abondance facilitée par une triple suppression frappant d’abord toutes les formes de spéculation et, par conséquent, l’argent considéré comme une marchandise qui s’auto-reproduit, ensuite les énormes dépenses collectives actuelles qui sont inutiles ou malfaisantes, enfin l’accumulation scandaleuse des richesses au profit des Etats, des multinationales et des ploutocrates
5° Ouverture d’un crédit ou versement d’une “allocation” individuelle (peu importe la modalité) confortable , égal(e) pour tous et que chacun pourra utiliser selon ses besoins et ses goûts tout en profitant des habitudes de partage en vigueur au sein de chaque communauté, de chaque pays ou dans leurs relations mutuelles, mais en évitant les formes d’appropriation personnelle qui seraient superflues ou abusives
6° Etablissement d’un fonds commun de moyens, de biens et de ressources où chacun puiserait, tout en l’alimentant par une activité de production là encore rigoureusement adaptée à ses capacités, donc remarquablement efficace , nullement abrutissante et d’autant plus économe en temps qu’elle serait strictement ajustée à la demande, en qualité comme en quantité, et ne souffrirait aucun gaspillage. Les instances fédératives se chargeraient de l’organisation et de l’exécution des grandes tâches d’intérêt général excédant les limites territoriales des pays et exigeant la réunion de leurs efforts et de leurs ressources
De sorte qu’en définitive, tous les êtres humains pourraient...
...répondre très largement à tous leurs besoins en travaillant beaucoup moins et dans des conditions bien meilleures
...développer, en participant à des activités diverses de type personnel, interpersonnel, communautaire, “national” et international, l’ensemble de leurs dons et aptitudes, et tendre ainsi à leur épanouissement plénier
...manifester en tous domaines une allégresse et une vivacité dans l’action ainsi qu’une étonnante fécondité liées à la parfaite adéquation entre la nature particulière des besognes accomplies et la spécificité des qualités personnelles.
1° Prendre conscience qu’il s’agit d’un organisme intégré où tout se tient
2° Découvrir et mettre en oeuvre les lois globales de son fonctionnement, ce qui passe par l’élaboration d’une formidable synthèse scientifique interdisciplinaire
3° Identifier les sens des structures vivantes, préciser leur rôle sur Terre et les aider à le jouer. A quoi servent un virus, un anaconda, une orchidée ?
4° Respecter ces lois, ces structures, ces rôles, les protéger , en faciliter le développement et le contrôler, remplir une fonction démiurgique
5° Les buts :
6° Diviniser la Terre en la faisant passer du statut de structure impersonnelle à celui de structure personnelle
1° Notre existence ne se limite pas à la vie présente. Elle consiste en un cheminement perpétuel, ascendant ou descendant selon nos choix, qui s’ordonne en étapes dont chacune prend la suite de la précédente exactement au niveau de valeur où l’on se trouvait en la quittant. Lorsqu’une de ces missions successives déterminées par le thème de naissance a été bien remplie, elle nous mérite un supplément de CLV (Conscience, Liberté, Volonté) et un accroissement en puissance, en différenciation et en complexité de nos moyens d’action psycho-physiques. C’est ainsi que des millions de sujets sont passés par toute la gamme des structures vivantes pour déboucher enfin sur le statut d’Homo sapiens. Mais, comme il a été dit, ce développement vers le haut qui aurait dû se poursuivre et conduire à des formes supérieures d’humanité s’est interrompu depuis au moins 10.000 ans pour l’immense majorité des représentants de notre espèce qui a collectivement refusé d’exercer le rôle providentiel que Dieu lui assignait.
La continuité des vies est assurée par un support identitaire sur lequel elles s’impriment et s’accumulent comme des strates et qu’elles enrichissent ou appauvrissent selon la manière dont elles sont assumées, en conformité ou non avec leur destination. Notre personnalité est faite de la somme de ces expériences réalisées à travers les âges. C’est un geste criminel et sacrilège d’une extrême gravité que de briser le cours d’une vie désignée par Dieu, ordonnée par lui à des buts bien précis, nécessaire à beaucoup d’autres personnes que nous, quels que soient l’auteur et la raison de cet attentat et le moment où il se produit, y compris dès avant la naissance par le biais de l’avortement.
2° Chacune de nos vies (à l’image de leur ensemble) devrait se dérouler comme une élévation permanente qui culminerait avec la mort. Les bases en seraient jetées pendant l’enfance (7-12 ans environ), âge privilégié par la fraîcheur, la disponibilité, l’équilibre et une sagesse spontanée, où, grâce à une auto-éducation exigeante et à des rapports avec de “grandes personnes” qui soient vraiment complets, c’est -à-dire impliquant une prise en charge mutuelle et plénière effective sur tous les plans (intellectuel, affectif, actif..), le jeune accéderait à l’âge adulte avant l’adolescence et s’épargnerait ainsi la “crise” artificielle provoquée en préhumanité par l’identification désastreuse entre enfance et enfantillages. L’enseignement serait ouvert à toutes les idées et à tous les débats. L’école ne serait pas seulement un lieu d’acquisition des connaissances, mais un forum permanent de discussions portant sur tous les sujets et se déroulant dans un climat de tolérance...contrairement à ce qui se passe dans les établissements scolaires actuels où règnent à des degrés divers la violence, l’ennui, l’absentéisme, la superficialité ou l’anonymat dans les relations, ainsi qu’un bourrage de crâne et un laïcisme sectaire s’accompagnant de censures et d’exclusions dans les programmes d’études.
Pendant ensuite quelques décennies, la personne se construirait elle-même et travaillerait dans l’intérêt général en menant sept espèces d’activités : acquisitions de connaissances et de compétences, annonce et mise en oeuvre du Projet global dévolu à l’humanité, réalisation, dans cet immense contexte, de son projet individuel spécifique, activité politique dans le cadre de son “pays” et peut-être même au-delà, activités pédagogiques, activités économiques de subsistance, activités “périphériques” de création et de récréation. Par souci d’efficacité et afin de parvenir au summum de l’épanouissement personnel, on se référerait au thème de naissance pour déterminer le type particulier d’interventions et de travaux convenant le mieux , dans chacun des six domaines, à tel ou tel individu, en vertu de ses talents propres
Le dernier âge de la vie, qui bénéficierait de tous les acquis du labeur, de l’expérience et de l’auto-discipline serait évidemment le plus actif, le plus fructueux, le plus passionnant et le mieux rempli. Il constituerait le digne couronnement de l’ensemble, à la différence de ce qui se passe en préhumanité où la plupart des vieux sombrent dans le désoeuvrement et le gâtisme.
Utilisant la troisième fonction de la raison, chacun serait à l’affût des indications providentielles qui se manifesteraient tout au long de ses jours, afin de les exploiter à fond en vue d’un meilleur accomplissement des sept catégories de tâches qui lui incomberaient. En cas de défaillance, il se fabriquerait à titre d’avertissement salutaire (comme cela se produit massivement en préhumanité) des auto-sanctions précisément adaptées à la nature des fautes commises, et donc susceptibles de toucher n’importe quel secteur de l’existence (physiologique, matériel, psychologique affectif), mais sans jamais atteindre un degré de gravité trop élevé, dans la mesure où on en tiendrait compte pour redresser la barre. Ce point, comme beaucoup d’autres abordés ici très brièvement, appellerait d’amples développements qui vous seront présentés si vous nous faites l’honneur et le plaisir d’une visite.
Enfin la mort, simple phénomène de transition vers un nouveau contrat, viendrait nous cueillir en pleine forme et en plein boulot, se produirait en douceur et tout naturellement, comme s’éteint la flamme d’une bougie arrivée en fin de course, et serait donc accueillie dans la paix, la sérénité et la relative satisfaction d’avoir essayé souvent et réussi quelquefois à faire ce que l’on pouvait : c’est la définition même de l’héroïsme.
Nous avons exprimé ou suggéré énormément de choses en peu de mots. Il est donc normal que certains passages de ce texte vous semblent elliptiques ou obscurs. Mais vous ne pouvez pas vous tromper sur leur sens général et ils ont justement pour fonction de piquer votre curiosité et de vous amener à nous rendre visite pour recevoir les éclaircissements nécessaires...ce qui ne veut pas dire vous endoctriner. Nous en avons même si peu l’intention que nous vous déconseillons fortement de vous déplacer si vous n’êtes pas d’accord avec l’ensemble ou une grande partie de nos analyses et de nos propositions. Il ne s’agit pas ici d’intolérance, mais de réalisme. Les divergences de fond ne peuvent entraîner que des polémiques stériles et empêcher toute discussion fructueuse. Dernière remarque, de la plus haute importance : il serait dommage que ces rencontres et ces entretiens n’aboutissent qu’à des parlotes sans lendemain. Ils devraient , au contraire , amorcer la création d’un vaste mouvement de pensée, d’action et de vie commune. Mais c’est à vous d’en décider.
Nous poursuivrons, au-delà de l’été, nos tentatives de rassemblement. Vous pourrez nous consulter, à partir du 1er septembre, sur les dates de ces nouveaux rendez-vous et, dès maintenant, sur les modalités de votre hébergement dans les semaines à venir ou plus tard. A bientôt.