Lettre ouverte à Jean-Pierre Raffarin

...sur le problème des sectes et des libertés, suite à des convocations à la gendarmerie

Surveillance permanente pour les dissidents ? La France semble pratiquer des méthodes dignes d’un régime autoritaire, ce qui révèle la nature despotique et intolérante de l’Etat français...

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Notre cas "particulier" revêt une portée générale et jette une lumière crue sur les dessous et les rouages obscurs et inquiétants d’un régime qui contrevient en permanence aux nobles principes qu’il se flatte d’observer et d’enseigner au monde entier.

L’une des pierres de touche les plus révélatrices de la nature exacte d’un Etat est la façon dont il traite ses minorités rebelles et dissidentes. Connaissant leur précarité et leur vulnérabilité au sein d’une « société » qui les rejette et qui les déteste, il a l’obligation, dès lors qu’elles se conduisent « correctement » (ni violences, ni contraintes, ni menaces, ni insultes, ni infractions, ni appels à violer la loi etc...), non pas de leur réserver un traitement de faveur, mais d’assurer leur protection et le respect de leurs droits.
Plus instamment encore, il est tenu de donner lui-même l’exemple et de s’abstenir de toute forme de persécution. Exactement l’inverse de ce qui se passe en France.


Christian SINGER, Le 26 mai 2003
La Thébaïde
38940 - ROYBON

Bonjour !

J’appartiens à la Communauté de la Thébaïde classée comme “secte” par le rapport parlementaire de janvier 1996, dont nous avons longuement analysé le contenu peu après sa parution. Je te rappelle , à cette occasion, qu’en violation des droits élémentaires des groupes ainsi recensés, ceux-ci ont été jetés en pâture à l’opinion publique et aux médias par des députés qui se sont contentés d’avaliser, en leur conférant une autorité officielle, de simples rapports de police dont ils n’ont même pas pris la peine de vérifier le bien-fondé. Ces agissements sont scandaleux et auraient dû valoir des poursuites à ceux qui les ont perpétrés. Mais leur immunité vaut impunité et ils peuvent se permettre de dire n’importe quoi, éventuellement au mépris des principes les plus sacrés. Que ces gens aient élucubré sur les “sectes” en général, passe ! Mais, je le répète, qu’ils aient osé publier une liste de proscriptions nominative, avec toutes les conséquences graves et injustes que cette initiative pouvait comporter pour les victimes, relève d’une inconscience et d’un manque de conscience impardonnables. J’ai rédigé un long commentaire, dont je te recommande vivement la lecture, du livre minable où le dénommé Gest tentait de justifier ces chienneries.

Avec le recul, il est apparu de plus en plus évident qu’un grand nombre des groupes, associations, communautés jetés en vrac dans ce fourre-tout et cloués au pilori n’avaient commis aucun acte répréhensible, en dépit de la singularité de leurs pratiques, de leurs langages ou de leurs convictions. Mais le mal était fait, irréparable, avec toutes les répercussions quotidiennes dont tu ne sembles pas avoir la moindre idée, avec les rumeurs qui enflent, se renouvellent et déferlent sur vous sans qu’on ait aucun moyen de lutter contre elles. C’est comme la confiture des frères Jacques : plus on essaie de s’en dépêtrer, même avec les arguments les plus convaincants, plus on s’empègue. Le résultat, c’est que la vie de quantité de gens a été dévastée de la façon la plus inique, au point même que certains, comme le docteur Jullien, ont préféré y mettre fin par le suicide. Moi qui te parle, à 71 ans, je me fais encore moquer et insulter dans le village que j’habite par des gamins qui me traitent de “gourou” et me demandent ironiquement des nouvelles de la “secte”. Sans parler de toutes les autres avanies et humiliations que nous avons dû subir et dont je t’épargnerai le détail. T’en as rien à cirer, je te pose la question ? Je rappelle également à ta mémoire peut-être défaillante que la notion de “secte” n’a aucune valeur juridique, puisqu’elle demeure irrémédiablement floue et imprécise, malgré tous les prétendus “critères objectifs”qu’on a voulu inventer pour en justifier l’attribution. C’est d’ailleurs ce qui en fait le prix et le charme fort indiscret : son caractère on ne peut plus vague permet de l’appliquer de la façon la plus arbitraire aux groupes que l’on veut compromettre et perdre de réputation. L’effet est garanti : ce terme est désormais chargé de connotations tellement infamantes qu’il suffit de l’employer, même à tort et à travers, pour discréditer et ruiner ceux qui en sont affublés. Accusation vaut condamnation. Ni les médias, ni l’opinion, d’ailleurs excités par des associations fanatiques scandaleusement reconnues d’utilité publique et stipendiées par le gouvernements, ne vont chercher plus loin, nous en savons quelque chose. La désinformation et la calomnie battent leur plein, sans qu’on ait réellement la possibilité de s’y opposer.

En ce qui nous concerne, ceux qui nous ont accroché au cou la pancarte ignominieuse (un peu comme les anciennes étoiles utilisées par les nazis), marquée des cinq lettres d’opprobre, sont les premiers à savoir que nous n’avons jamais pratiqué à l’encontre d’autrui les différentes formes d’aliénation (physique, matérielle, psychologique, intellectuelle et affective) qui caractérisent les véritables sectes. Alors pourquoi l’ont-ils fait ? Parce nous sommes potentiellement bien plus dangereux que ces dernières. Dans les limites infimes des moyens qui nous sont encore laissés (et qui ne cessent de s’amenuiser, y compris sur Internet qui sera bientôt entièrement verrouillé, comme on pouvait s’y attendre), nous proposons une critique radicale et une subversion totale, l’une et l’autre fortement étayées, des collectivités primitives, arriérées et barbares dans lesquelles nous pourrissons. Double circonstance aggravante : d’abord, nos invites sont ennemies de toute violence et de toute contrainte (c’est râlant pour les pouvoirs qui, autrement, en auraient immédiatement profité pour nous traiter de terroristes et pour nous sauter sur le râble) et, ensuite, nous assortissons cette oeuvre de démolition d’offres précises de reconstruction dans tous les domaines, spirituel, intellectuel, relationnel, esthétique, écologique, politique, économique, social... (là encore, c’est emmerdant pour les pouvoirs et pour les “braves gens” qui adorent vous mettre dans l’embarras en répliquant :”C’est très joli de vouloir tout détruire, mais qu’est-ce que vous allez mettre à la place !” Eh bien, énormément de choses, beaucoup plus qu’ils n’en souhaiteraient. Ce faisant, nous leur coupons l’herbe sous le pied et ça les fout en rogne. Alors, comment se débarrasser de nous et nous déconsidérer ? En utilisant, au prix d’un très lourd et très vilain mensonge, l’angle d’attaque idéalement efficace par les temps qui courent, l’arme fatale de destruction massive : l’incrimination sectaire. Je te l’accorde, c’est un peu gros, mais crois-moi, ça marche très bien.

Résumons-nous avant d’en arriver aux événements les plus récents qui motivent la rédaction et l’envoi de cette lettre. Nous vivons (ou plutôt nous survivons ou sous-vivons) dans une démocrature, c’est-à-dire dans une dictature subtile et insidieuse qui n’ose pas dire son nom et qui se dissimule sous des faux-semblants démocratiques dont le moindre n’est pas la comédie électorale. Dès 1991, nous avons stigmatisé en divers textes “le totalitarisme mou et rampant” qui s’avançait, de droite comme de gauche, à pas de loups, ceux-ci étant revêtus de masques politiques divers. Depuis, la situation d’ensemble n’a cessé de s’aggraver. Se multiplient les déclarations ahurissantes selon lesquelles “certaines opinions ne devraient pas avoir le droit de s’exprimer”. Avant, on s’arrangeait pour qu’il en soit ainsi dans la pratique, mais on avait la pudeur hypocrite de ne pas le chanter sur les toits.. Or tu abonderas certainement dans mon sens (au moins en théorie, allez, fais-moi ce plaisir, ça coûte pas cher !) lorsque j’affirmerai que toute opinion, aussi abjecte, aussi monstrueuse, ausssi délirante puisse-t-elle paraître à certains, a le droit absolu de se faire entendre, dès lors qu’elle ne s’accompagne pas de calomnies, d’insultes, de menaces ou d’appels à violer la loi. Plus que jamais, il faudrait observer le sage précepte de Voltaire qui disait en substance :”Je ne suis pas du tout d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer”. Malheureusement, comme le disent très bien E. Duverger et R. Ménard dans leur ouvrage intitulé “La censure des bien-pensants”, “la France est une vieille terre d’intolérance”, p. 25, et les choses se passent tout autrement.

D’abord, la soi-disant liberté d’expression dont nous jouirions n’est qu’un leurre et une imposture, elle est purement formelle et consiste uniquement en une non-interdiction, puisque, dans les faits (je me fiche des beaux discours et des nobles déclarations non suivis “des-faits”), seule en profite une “élite” auto-proclamée qui accapare en permanence les médias. Je pense, par exemple, à ces petits maîtres poseurs et à ces pseudo-penseurs dont la moindre crotte est précieusement recueillie par les éditeurs et qui se pavanent à longueur d’année dans les petites lucarnes devenues leur propriété privée. Nous, au contraire, rassure-toi, nous ne trouverons jamais un éditeur, un animateur de radio ou de télévision, un journal qui nous donneront la parole. Parce que les propos que nous tiendrions seraient trop dérangeants et s’éloigneraient par trop des normes imposées. Est-il normal que l’exercice d’un droit constitutionnel fondamental soit soumis à l’appréciation et au bon vouloir de puissances publiques ou privées telles que les éditeurs, les directeurs de publications, de chaînes de radio etc.. ? Je serais vraiment curieux de connaître ta réponse à cette question. Naturellement, dans ton monde sinistre où tout se tient, les mêmes remarques pourraient être faites à propos de n’importe quelle liberté dont l’usage réel est limité à ceux qui, d’une manière ou d’une autre, pas seulement financière, ont les moyens de se les payer. Ils ne sont pas nombreux, car elles coûtent cher.

Ensuite, si j’en crois les grandes Conventions internationales auxquelles a souscrit l’Etat français, non seulement chacun devrait avoir la possibilité effective de se faire entendre (ce qui n’est évidemment pas le cas), mais chacun devrait pouvoir le faire sans être inquiété. Or nous le sommes. Le 5 janvier 2002, puis, récemment, le 24 mars 2003, j’ai, ainsi qu’un de mes compagnons lors de la seconde fois, été convoqué oralement par la gendarmerie de notre localité pour m’(nous) expliquer sur des textes diffusés sur Internet qui étaient irréprochables sur un plan légal et qui ne nécessitaient aucune explication tellement ils étaient clairs. On a fait semblant de nous chicaner sur la forme, alors que c’était le fond qui était en cause. Certes, il s’agissait d’écrits qui, sur un sujet actuellement très sensible et très délicat, adoptent des positions qui vont à contre-courant de celles qui traînent partout et sont fortement encouragées en haut lieu et par tout ce que le monde compte de gens honnêtes et vertueux ! C’est dire le scandale, la fureur et l’exaspération qu’ils peuvent déchaîner, même sur Internet où l’on nous a promis, encore ces jours-ci, de “nous éclater la tête”. Je le répète : nous avons le droit absolu d’exprimer sur n’importe quel sujet (sauf dans certains cas abusivement prévus par la loi) des points de vue diamétralement opposés à ceux qui sont partout prêchés par les gens convenables à des fins d’endoctrinement et de bourrage de crâne universels. Dans la pratique, on est en train d’instituer en catimini un véritable délit d’opinion. Deux mois plus tard à peine, le 19 mai, un autre membre de la communauté a été convoqué un dimanche et toujours oralement par la maréchaussée, afin de lui “poser des questions”. Et maintenant, c’est le tour de son enfant mineure que l’on veut entendre seule, encore un dimanche, toujours sans convocation écrite et contre son gré. On va l’effrayer pour rien, et ce n’est un mystère pour personne qu’il est très facile, dans de telles conditions, d’influencer et de manipuler une jeune fille. On devine les soupçons qui président à une telle démarche. A l’instauration officieuse d’un délit d’opinion s’ajoute un procès d’intention.

A moi de te poser des questions, maintenant. Depuis bientôt 25 ans que j’habite Roybon en Dauphiné, peux-tu me dire quelles infractions mes compagnons et moi avons commises ? Pour quels délits ou pour quels crimes nous avons été condamnés ? Quels indices sérieux permettraient de craindre que nous ayons l’intention d’en commettre à l’avenir ? Alors pourquoi le régime de faveur dont nous bénéficions, pourquoi ces pratiques discriminatoires, ces abus de pouvoir, le harcèlement et la persécution larvées dont nous commençons à être les victimes, pourquoi ces convocations à répétition par la police, qui constituent, je te le rappelle, un des procédés les plus typiques employés par les dictatures pour réduire au silence leurs dissidents, pourquoi sommes-nous traités comme des parias, des citoyens de seconde zone, des Untermenschen ? Tu me diras que la comparaison est excessive. Pas du tout. Les “bons” citoyens hitlériens, les “bons” citoyens soviétiques et, maintenant, les “bons” citoyens cubains ou chinois n’étaient ou ne sont pas inquiétés. La traque ne concernait ou ne concerne que les gens non conformes. C’est exactement ce qui se passe en France sous ton égide. Ce pays utilise les mêmes méthodes et avec les mêmes intentions : faire peur aux contestataires radicaux et les faire taire, créer un climat d’intimidation, faire planer sur eux une menace diffuse, mais constante, les amener à l’auto-censure. Certes, ces manoeuvres et ces manigances se déroulent en France de façon beaucoup plus habile et plus discrète. Les machinations et tripotages se sont affinés et l’on sait très bien sauver les apparences, donner le change, faire prendre aux foules des vessies pour des lanternes et les intoxiquer. On tente de ne pas faire trop de vagues, afin de ne pas paraître trop ridicule quand on continue à affirmer sans rire que la France est une vraie démocratie, une vraie république, qu’elle respecte vraiment les droits et les libertés de l’homme. Cela fait maintenant 35 ou 40 ans que j’ai découvert le contraire et que je le proclame. Tout le temps passé depuis n’a fait que confirmer la justesse de mes appréciations en m’apportant chaque année un flot d’illustrations nouvelles. Au fond, me diras-tu peut -être, je n’ai que ce que je mérite : dans les pays totalitaires, il est “normal” que l’on soit victime des procédés que l’on dénonce, et c’est même à ce signe qu’on les reconnaît. Une dernière suggestion : si le fait de ne pouvoir articuler contre nous aucun véritable grief t’agaçait trop, tu pourrais peut-être en inventer pour justifier après coup les combines de tes argousins, un peu comme les policiers qui, dans les téléfilms (pas dans la réalité, bien sûr !) déposent chez leurs victimes de la dope qu’ils découvrent ensuite triomphalement !

Il y a tout de même un reproche que tu aurais le droit de m’adresser, concernant ma familiarité et mon manque d’égards. C’est vrai qu’on n’a pas gardé les cochons ensemble dans ton superbe Poitou, Dieu merci ! Mais, vois-tu, je ne parviens pas à m’imposer la moindre politesse quand je constate la désinvolture et le manque total de considération avec lesquels tu me traites. Les fonctions que tu remplis m’indiffèrent complètement : ce qui importe, ce n’est pas leur nature, mais la manière dont tu les remplis. Que tu sois premier ministre plutôt que blanchisseuse ne m’impressionne pas. Je préfère de loin un balayeur qui observe les principes essentiels de la morale et du droit à un premier ministre qui les bafoue ou les laisse bafouer par ses subordonnés. Le jour où tu me respecteras, ainsi que mes prérogatives citoyennes ou, tout simplement, humaines (tout comme celles de mes amis), je te manifesterai aussi mon respect, qui se traduira par un changement complet du ton et du contenu des lettres d’amour que je t’enverrai pour te féliciter de ta conversion. Pour l’instant, tu ferais bien de renvoyer ton bout d’étoffe bleue assorti de pendeloques à celui qui t’en as décoré et qui serait plus avisé de te décerner la grand-croix du Démérite !

Je désire une réponse personnelle et circonstanciée, c’est bien la moindre des choses si l’on songe à ce qu’il m’a fallu endurer de ta part et de celle de tes prédécesseurs. Inutile de me faire parvenir une bafouille rédigée en langue de bois par un de tes scribouillards, avec leur art inimitable de parler pour ne rien dire et leur accompagnement obligé de formules de politesse creuses et conventionnelles. Plutôt la mettre dans un lieu approprié, à moins que le grain du papier ne s’y oppose. Et tant qu’à parler de cabinet, puisque c’est ce dont s’agit, je précise que c’est à toi que j’ai choisi d’écrire parce que la miviludes est directement rattachée au tien. Une dernière interrogation au sujet de cet organisme. Le “Vi” que contient sa dénomination ne le rendrait-il pas encore plus putasse que son devancier, la mils ? Car, au nom de la vigilance, terme extrêmement imprécis, ne va-t-il pas se permettre, comme ça en prend le chemin avec nous, d’intervenir et de faire intervenir la piétaille répressive à tout bout de champ ? Allons-nous être convoqués à la gendarmerie selon le bon plaisir et la fantaisie de ses occupants ou ceux de la miviludes, chaque semaine, n’importe quand, pour y être interrogés sur n’importe quoi, uniquement pour maintenir la pression sur nous sans répit et nous rendre la vie insupportable, ce genre de sévices et de cruauté mentale étant légitimés par un devoir de “vigilance”, c’est-à-dire de surveillance continuelle, de contrôle quotidien, d’action préventive destinés à nous empêcher de commettre les crimes abominables que l’imaginaire de nos ennemis ne saurait manquer de nous imputer, au moins au titre de ces intentions dont ils savent si bien faire le procès ! Et pourquoi ne pas nous assigner à résidence ? Ca faciliterait le travail de tes sbires ! Le professeur J. Robert, ancien membre du Conseil constitutionnel, affirme que la France sera, un jour, condamnée par la Cour européenne pour discriminations. Crois bien, cher ami, que, si la possibilité nous en est offerte, nous contribuerons à cette oeuvre de justice.

Salut et bonnes bises à Nicolas, si cher à nos coeurs !

Christian SINGER

Cette lettre est pour Jean-Pierre Raffarin, premier ministre de l’Etat français, et quelques autres personnes.

- PS : en guise de réponse, on a eu droit un petit harcèlement policier supplémentaire.

 
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Christian Singer
7 juin 2003
Màj : 8 octobre 2004
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