Par rapport aux animaux, les Hommes sont en quelque sorte tout puissants, comme Dieu l’est par rapport à l’humanité et au monde. A nous donc, de choisir d’aimer et de respecter les animaux comme Dieu le fait pour nous. C’est à dire d’accompagner sans dominer, de collaborer et construire sans détruire.
Le meurtre conscient et volontaire d’animaux (ou d’humains bien sûr) est donc le meurtre symbolique de Dieu, la matérialisation du rejet de Dieu.
Ne pouvant tuer Dieu, les « préhumains » s’efforcent de tuer et d’asservir les manifestations les plus éclatantes de Dieu, êtres vivants et milieux dits naturels, ce faisant ils s’asservissent et se tuent eux-mêmes à petit feu.
Les animaux, les nouveaux nés, les délaissés, tous les êtres fragiles sont les manifestations du côté désarmé de Dieu, qui s’offre à l’amour des êtres. Hélas, la plupart du temps c’est le refus et la violence qui répondent, et on se retrouve dans un monde à feu et à sang, où les animaux, les petits, les faibles, les pauvres, les désarmés, sont les premiers massacrés par les troupes cuirassées qui piétinent les êtres les invitant par leur simple existence à baisser les armes et à ouvrir leurs cœurs.
En regardant bien ces multiples visages fragiles de Dieu, on peut se voir tel qu’on devrait être, nu et désarmé.
septembre 2007

