Après avoir fait le tour des causes superficielles, des cercles vicieux individuel/collectif et de l’émergence d’une entité “impersonnelle”, nous allons tenter d’extirper les racines.
Les causes profondes de la violence sont à rechercher en chaque homme. Par-delà la diversité et l’ampleur de tous les phénomènes de violences, la racine ultime est la même. Cette cause profonde ne fait ensuite que se ramifier et changer d’apparence suivant les contextes et les psychologies individuelles. Ce qui produira des barbaries collectives très différentes dans les méthodes, même si des traits communs sont dégageables. Et on ne peut pas être sanguinaire de la même façon avec des ordinateurs et des missiles à guidage laser qu’avec des haches et des pieux...
Quelle que soit la pression des conditionnements et des contraintes, chacun reste heureusement libre d’accepter ou de refuser cet état du monde. Les individus sont donc responsables.
Pourquoi persistent-ils dans la violence alors qu’ils en subissent amèrement les conséquences depuis des millénaires ? Depuis le temps, ils auraient dû identifier et supprimer les mauvaises racines... En fait, ils nourrissent le terreau de cette plante vénéneuse, ils la taillent et la font fructifier toujours davantage ! Ils préfèrent donc garder les causes et supporter les conséquences, même les plus horribles. Quelles sont donc ces causes ?
On observe que les gens, en fonction de leurs moyens techniques et psychologiques, essaient perpétuellement de dominer et d’exploiter. Ils veulent la couverture pour eux seuls, pour leur famille, leur clan, leur patrie..., et ils ne la partagent que par obligation ou intérêt momentané. Ce désir irrépressible de domination est lié à un désir de jouissance, d’installation, de recherche de tous les plaisirs...
Certains considèrent que c’est dans la nature de l’homme, que c’est comme ça, point. Ce qui mène au fatalisme, au désespoir, au cynisme, aux peuples élus...
On peut plutôt penser qu’il s’agit d’une déviation, d’une mauvaise direction prise.
Les hommes ne veulent pas de sens pour leur vie et encore moins de Dieu et de “plan divin”. (Les religions existantes ne font en fait qu’utiliser Dieu et certaines inclinations humaines pour faciliter l’acceptation de ce monde tel qu’il est. Elles font partie intégrante du goulag planétaire, comme tout le reste) Ils se retrouvent donc fondamentalement et irrémédiablement séparés d’eux-mêmes et des autres. Se coupant de leurs “bonnes” racines (Dieu, Projet planétaire, mission personnelle), ils sont obligés de pomper leur sève ailleurs et de s’inventer d’autres occupations. Ils vont donc développer des racines adventices, qui vont s’hypertrophier et tout envahir. Ils parasitent alors les autres et la Terre, on peut même dire qu’ils s’auto-parasitent, quitte à en crever prématurément.
Explorons l’image sous un autre angle :
Ils sont exactement comme une plante verte qui refuse la lumière du soleil et qui se retrouve obligée de ramper dans l’ombre et les déchets en parasitant toutes les autre plantes pour pouvoir survivre sans photosynthèse. Elle a donc peur d’être parasitée. Elle se couvre alors d’une carapace et de piquants vénéneux pour se protéger de tout. Ce qui fait que même quand ces plantes veulent s’enlacer affectueusement, elles se font du mal.
N’ayant ni “nourriture” spirituelle ni activité digne de ce nom, ils se nourrissent de sang frais, de mirages et d’activisme destructeur. Les objets, le surmenage, la violence, les passions stupides et bornées remplacent l’Amour, le Partage et la Création.
Cette fausse nourriture est d’autant plus mauvaise que sa substance est issue d’un recyclage perpétuel. Elle n’est jamais renouvelée. Chacun pompe tout le monde, en circuit fermé, sur le même tas d’ordures, seuls les emballages changent de temps en temps. Et ce qui grossit, ce n’est pas l’intelligence et la civilisation, mais le tas d’immondices et la flaque de sang à ses pieds.
Ce qui ne fait qu’augmenter boulimie et insatisfaction. Ce n’est pas la pacotille jetable de la société de consommation qui va les nourrir substantiellement ! La pseudo-civilisation actuelle est comparable à des apéritifs bas de gamme, ça croustille et ça fait du bruit mais ça ne nourrit pas son homme, c’est plein d’air, sans goût et bourré d’ingrédients chimiques douteux. Les consommateurs peuvent alors devenir violents pour obtenir toujours plus. Il leur est vital de se remplir de n’importe quoi. Comme une baudruche percée qui accepterait les gaz les plus pestilentiels plutôt que de se dégonfler et d’ouvrir son goulot au souffle divin.
Toutes les sortes de remplissage sont possibles :
- hamburger, bière et sitcom
- opéra, théâtre et cocktail
- sexe, drogue dure et/ou douce, vitesse et boîte de nuit
- fascisme, colonialisme, guerre et fanatisme
- pseudo-religions, d’ici, d’Orient ou de l’espace
- passions amoureuses, quêtes éperdues de l’être parfait
- pouvoir, puissance et high-tech
- illégalité, secret et monde parallèle
- compétition sportive, jeu et voyage
- vedettariat en tous genres, au niveau d’une maison, d’un quartier ou d’un continent
- etc...
Il y en a pour tout les goûts et toutes les exigences. Depuis le fameux “métro-boulot-dodo” du boeuf de banlieue jusqu’au théologien engagé et esthète qui parcourt les continents. Certains se mitonnent un cocktail original, mais la plupart se contentent d’endosser une panoplie “chaîne-en-main” personnalisée fournie par la sphère industrialo-publicitaire. La vie se résume alors à une quête frénétique des meilleures affaires, du produit original “qui me va à merveille”. Les hommes se transforment en sapins de Noël, ils se décorent de guirlandes clinquantes pour masquer qu’ils sont mourants et que leurs aiguilles sont déjà en train de tomber.
Il faut sans cesse s’étourdir pour effacer l’horreur et se faire des plaisirs pour oublier l’ennui. Toutes les aberrations et tous les vices plutôt que de se retrouver une seconde face à la réalité. Et si on pouvait gommer la réalité elle-même... ; on attend d’ailleurs beaucoup des progrès de la réalité virtuelle... Et comme les plaisirs de cette “société” sont souvent obtenus au prix d’autres horreurs...
A défaut de remplir une mission personnelle (exigeante, intéressante, enrichissante) au sein d’un Projet collectif constructif et cohérent, les hommes sont obligés de faire n’importe quoi pour avoir l’impression de vivre. Ils deviennent des sortes d’esclaves dopés qui exécutent des tâches absurdes et abrutissantes au sein d’un foutoir immonde et destructeur.
Ils ne sont plus que des caricatures de sales gosses irascibles prêts à tous les caprices et à tous les numéros de charme pour obtenir leurs hochets. Ils seront prêts à tuer pour quelques billets verdâtres qui leur apporteront l’illusion éphémère d’exister par le biais d’objets luxueux. En grandissant, ils se sentiront plus vivants si les masses les acclament ou/et s’ils ont des larbins à leurs ordres. Le couple star/fans a encore de beaux jours devant lui, même si chacun sait combien il est factice. La star a besoin de ses fans et des sous qu’ils lui apportent. Tout le monde ne pouvant être star, les fans ont besoin de s’identifier aux célébrités.
Le processus est le même pour les tyrans et les fanatiques dits religieux.
La concurrence et la violence deviennent inévitables entre des êtres qui veulent toujours plus et qui sont jaloux de ce que leur voisin semble plus heureux...
La violence n’est pas une déviation temporaire malencontreuse, ni une erreur, ni une aberration éliminable, elle est structurellement liée aux choix fondamentaux qu’ont faits les hommes. Que cela leur plaise ou non, qu’ils s’y complaisent ou pas, c’est comme ça.
Ils ne veulent pas de Dieu, d’un Projet universel et personnel, de mission à remplir. Tout ça est trop exigeant et dérangeant pour leur idéal de bousier. Ils ne souhaitent pas les efforts continus, les remises en cause, l’action sans garantie de retombées immédiates... Ils préfèrent s’en remettre à eux seuls, être seuls maîtres à bord. Ils croient que leur raison, seule, peut les guider efficacement. Pas besoin d’éclairage divin, les magnifiques structures de notre cerveau suffisent... On voit le résultat ! Ils sont tellement intelligents et habiles qu’ils croient pouvoir oublier toute transcendance. Comme si le monde n’était qu’une suite logique de causes et d’effets mécaniques ou la liberté et l’amour n’auraient aucune place, triste monde.
Enigme toujours aussi opaque que ce choix aberrant (surtout après avoir subi toutes ses conséquences). C’est le mystère de la liberté de l’homme. Une liberté indispensable pour l’homme et sa mission, sinon il ne serait qu’une marionnette incapable d’invention et d’Amour. Dieu a pris le risque de la liberté de l’homme, mais l’homme ne veut pas choisir le “risque” de Dieu.
Même les religions, avec leur bonne apparence, sont en dehors de Dieu puisqu’elles acceptent et encouragent cette “société” ! Les hommes ont toujours perverti, ignoré ou détourné les meilleurs enseignements religieux (il y en a de très bons), et se contentent d’appliquer ce qui les arrange.
Ces bonnes “idées” religieuses, tout comme le meilleur de l’Anarchisme, du Communisme..., sont malheureusement sans effet. Elles sont partielles et les hommes qui les représentent, quel que soit leur génie et leur désintéressement, sont aussi coupés de Dieu que les autres. Et il faudrait aussi que leurs auditeurs soient capables de comprendre.
Parfois, certains hommes arrivent à discerner très justement de grands pans de la réalité, mais ils sont incapables de les appliquer. On ne peut donner vie à une machine si on a qu’une pièce.
A côté de ça vous trouverez tout le fatras habituel des spiritualités foireuses, philosophies désincarnées, morales à bon compte, éthiques élastiques..., plus ou moins vides et criminelles, qui occupent les gens sans aucun risque de dissidence engagée.
L’homme coupé de Dieu devient étranger à lui-même. Son corps est ignoré, méprisé, martyrisé..., ou au contraire adoré, gavé, pris comme fin... Il ne peut plus faire la différence entre vrais et faux besoins. Les autres hommes, la Terre, les êtres vivants sont perçus comme extérieurs, menaçants, sans âmes. Il ne les ressent pas comme faisant partie d’une même unité divine. Ce ne sont que des forces bénéfiques ou maléfiques qu’on doit dompter, exploiter, ménager... Il n’a pas de respect profond pour toute la création. Ses seules limites sont l’intérêt et éventuellement une sensibilité particulière.
Dans ce contexte, toutes les violences deviennent possibles, et arrivent effectivement, comme on a pu le constater. Les hommes deviennent des loups stupides lâchés sur un même territoire, ils s’entretuent pour les même charognes dérisoires et détruisent leur environnement au lieu de s’entraider et de construire ensemble un monde fécond et beau. Les animaux, au moins, ont des “barrières” qui les empêchent de mettre en péril leur propre espèce !
Les hommes ont cru être plus libres et plus grands en refusant d’être “partenaires” de Dieu, mais ils se retrouvent esclaves de tout ce qu’il y a de plus bas en eux. Ils ont cru être plus libres en suivant les fantaisies de leurs cerveaux, mais ils ne font que suivre leurs instincts et les modes créées par l’industrie et la pub. Ils ont cru être plus libres en refusant une mission commune, mais ils se retrouvent enchaînés à la “société” globale et à ses horreurs sans frontières, qui a pour objectif d’enrichir les riches.
En fait, ce qui leur fait peur, c’est leur propre liberté ; ils en fuient l’inconfort. Avec une telle liberté, il faut se remettre en cause et faire des efforts tous les jours, on est “obligé” de rejeter cette “société”, on voit les autres et soi-même tels qu’ils sont...
Seul Dieu peut nous aider à être vraiment libres en nous débarrassant de tous les préjugés et peaux de saucissons. Et en même temps, cette liberté n’a de sens et d’efficacité que si elle est éclairée par Dieu. Sans Lui, on ne serait guère avancé : où aller, que faire... ? On serait livré à nos fantaisies inconstantes. Même en connaissant nos véritables talents, dans quelle direction les utiliser ? Au service de quelle humanité ? Dieu nous offre la liberté pour qu’on soit libre d’avancer ou non dans le sens de ses “plans”.
Dieu et la liberté, couple indissociable que les hommes refusent en bloc. Ils préfèrent la soumission aux tyrans, archaïques ou modernes, c’est selon. A présent les “démons” de la consommation et des marchés sont là pour occuper le terrain refusé à Dieu. Les gens sont libres..., de choisir entre la marque A ou B, le candidat Z ou W, le film X ou Y... Les idéologies, pseudo-religions..., aussi aberrantes et criminelles soient-elles, les rassurent et leurs fournissent un cadre auquel se raccrocher. Effrayés par la responsabilité de leur vie et de tous les choix qui pourraient s’offrir à eux, ils préfèrent se rendre esclaves de n’importe quoi, malgré les souffrances. Je précise que les chefs sont tout aussi esclaves : de leurs supérieurs et inférieurs, d’eux-mêmes, des modes...
Sans Dieu, la liberté est étouffée, elle est mise en veilleuse. A la place, on trouvera un pâle ersatz mêlant conditionnements, volontarismes, passions... Chacun est “libre” d’adopter “sa” vision du monde. On se croit original et personnel alors qu’en fait on rabâche les mêmes rengaines que tout le monde, au sein de quelques grands courants dominants.
Sans Dieu, chaque individu, foncièrement unique par nature (comme l’indiquent l’Astrologie et la génétique), est potentiellement en conflit avec tous les autres, aucun projet collectif n’est possible, sauf par l’illusion et la force (fascisme, communisme, islamisme...). Même si une masse d’individus adhère à une idéologie, un parti politique..., il faut toujours imposer l’ordre par la force pour faire rentrer les récalcitrants dans le moule et contraindre ceux dont l’enthousiasme de départ s’est inévitablement érodé. Partout on trouve toutes sortes de minorités, plus ou moins importantes, écrasées par l’armée, la majorité, les rumeurs...
Les anarchistes se sont attaqués à ces problèmes en postulant que les hommes pourraient vivre ensemble en partageant les tâches et les biens. Les individus se respecteraient mutuellement, ils pourraient faire ce qu’ils veulent dans les limites du respect d’autrui et de la Terre. Même avec des gens sincères et de bonne volonté, cette utopie est totalement impossible à réaliser. Les hommes n’ont pas en eux (sans Dieu) suffisamment de sagesse et d’amour pour se respecter, partager et se limiter spontanément. Il s’en trouverait toujours qui abuseraient de leur liberté, qui profiteraient en parasites... Et on serait à nouveau obligé de créer une police de surveillance et de répression et... tout recommencerait comme avant...
Et de toute façon, même si cette utopie était possible, elle serait dérisoire et ennuyeuse. Il n’y aurait aucun projet commun de construction du monde, chacun se contentant de cultiver sa liberté et ses fantaisies dans son coin ou avec quelques personnes partageant les mêmes goûts. La camaraderie, les travaux de survie menés en commun... ne peuvent pallier les immenses potentialités et missions de l’humanité.
L’utopie anarchiste n’est qu’un rêve hédoniste de société sans classes, une société de consommation épurée mélangée à du communisme naïf.
Si les hommes acceptaient Dieu, la liberté et l’amour, les différences, au lieu de servir de prétexte à la violence, seraient magnifiées. Chacun serait encore plus unique et original, mais en fait les hommes seraient plus proches grâce à la reconnaissance de leur fond commun. Leurs forces, au lieu de s’affronter de manière stérile et destructrice, pourraient s’épanouir dans des constructions fécondes. Et la liberté, au lieu de n’être qu’une errance entre deux geôles, serait la porte ouverte aux fantaisies joyeuses, aux inventions perpétuelles et aux engagements consentis.
L’Amour de Dieu permet de transfigurer toutes les composantes de la vie dans l’harmonie et l’unité en leur offrant une direction active. Tandis que sans Dieu, toutes les virtualités humaines tournent à vide et partent dans tous les sens, s’emballent et entraînent la violence.
Conclusion
Même si certains aiment ça, les hommes n’ont pas choisi délibérément, au départ, la violence. Pourtant, en proportions et en intensités variables, tout le monde exerce ET subit des violences. Cet état de choses découle des choix fondamentaux de chaque homme.
Mystérieusement, les hommes ont choisi de refuser Dieu et leurs misions, collectives et individuelles, inscrites dès les origines de la création de l’univers. On peut dégager quelques raisons : facilité, pseudo-confort, égoïsme, hédonisme... Les hommes, aveuglés par leur intelligence et leurs richesses, se sont pris pour des “dieux” et ont soumis le monde à leurs caprices. Fascinés par leur corps et leurs cerveaux, ils se sont contentés de les faire jouer et d’en jouir, sans se préoccuper vraiment de leur destination réelle et des potentialités à transformer et développer. Ils veulent tester toutes les combinaisons, être “libres” de suivre tel ou tel fantasme ou tressautement organique, sans plus. Mais toutes les explications du monde ne peuvent suffire, c’est le mystère de la liberté et de son usage.
La grandeur de l’homme réside dans la possibilité toujours présente du choix de sa décadence. Ce choix fondamental est d’autant plus curieux que les hommes ont eu largement le temps d’en mesurer les conséquences, à leurs dépends... Si les raisons de ce choix demeurent floues, ce qu’il entraîne obligatoirement est plus clair.
N’ayant plus de “nourriture” spirituelle et de mission constructive, les hommes sont obligés de se gaver de n’importe quoi et de tourner en rond dans les mêmes ornières. Se coupant de Dieu, ils n’ont plus de fond commun, ils se retrouvent donc séparés d’eux-mêmes, des autres hommes et de la Terre. La conjugaison de ces deux facteurs ouvre les portes de l’”enfer” en grand en permettant la réalisation des horreurs les plus inimaginables.
- Leur vie est absurde et vide et leurs nourritures sans substance et néfastes Ils sont toujours insatisfaits et avides de posséder et de dominer davantage.
- Les autres et eux-mêmes sont des étrangers, ils franchissent facilement leurs barrières et exploitent et tuent sans frein.
L’absence de Projet commun et d’Amour laisse des forces et potentialités inemployées. Ces énergies se retournent contre ceux qui refusent de les libérer. Le schéma est identique aux niveaux des individus, des collectifs et de la Terre dans son ensemble.
Certains diront qu’on n’est pas vraiment libre, puisque si on fait les mauvais choix, on se prend des violences et auto-sanctions sur le dos. Deux objections :
- Malgré tous les carnages, les hommes ont pu s’accrocher à leurs choix.
- Si les auto-sanctions sont inscrites dans les “structures” du monde, il n’en reste pas moins que les hommes sont co-responsables de leur application. Inconsciemment ou non, ils choisissent de “se faire du mal”, ils acceptent un monde violent, ils préfèrent l’esclavage aux remises en cause.
Auto-sanctions et violences en tous genres sont de fortes incitations à changer de cap. Si elles ont été inscrites par Dieu dans les possibilités de l’univers, c’est l’homme qui “choisit” de se les infliger, pour son “bien”. Les choses seraient bien pires si des innocents étaient frappés par un sort aveugle et imprévisible. Le monde est ainsi fait qu’il n’y a pas trente six voies, il n’y en a que deux :
- Le refus de Dieu et des missions humaines : où l’homme tourne en rond et se marche dessus dans les ténèbres.
- L’ouverture à Dieu et à notre Humanité : où l’homme avance en pleine lumière et construit le monde avec toute la création.
Langage âpre et douloureux que celui du corps et de la Terre, mais c’est le moyen de nous aider, de nous faire comprendre nos erreurs. D’autant qu’il faut compter aussi sur les perches, les rencontres inattendues et merveilleuses, les heureux hasards...
La violence n’est pas le seul langage. Dieu, pour se part, préfère celui de l’Amour.
Tout est signe et nous incite, nous aide à nous transformer et à aller de l’avant, même les choses les plus horribles.
Les hommes utilisent leur énergie à résister à Dieu, à la liberté et à l’Amour. Ils se dépensent pour s’oublier, faire du mal et réparer quelques dégâts. Ils exercent de multiples violences contre eux-mêmes et le reste de la Création pour que cette résistance puisse perdurer. Mais ça ne fait rien, ils encaissent tout et restent agrippés à la barre ; le cap bloqué dans la mauvaise direction, ils continuent de s’enfoncer vers le coeur de l’ouragan qui finira par les engloutir, eux et leur malheureux bateau.

