« La Mission présidée par Alain Vivien suggère d’abandonner l’usage de la liste des sectes dressée par les parlementaires. » (article de X. Ternisien du 16 septembre 2000)
Après 5 ans de ravages, on se décide enfin, sous les pressions internationales, à retirer de la circulation la liste des moutons noirs désignés à la vindicte populaire et au lynchage médiatique répété. Mieux vaut tard que jamais ! Youpi, nous ne sommes plus une secte dangereuse !
Maintenant que le mal est fait, on va se rendre compte que l’établissement d’une telle liste était néfaste et que la plupart des groupes épinglés n’avaient rien à voir avec une secte. Alain Vivien et les autre fanatiques anti-sectes doivent vraiment enrager d’avoir été forcés de reculer !
Surtout qu’apparemment, ils n’ont pas fini de déchanter, vu que la proposition de loi qui veut instaurer le délit de manipulation mentale est de plus en plus critiquée, et pas seulement par les dites sectes. La plupart des représentants d’Eglises officielles, La Ligue des droits de l’homme (LDH) et la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) émettent des réserves plus ou moins vives. Et là aussi, la MILS est obligée de mettre un bémol :
« Mais déjà la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), présidée par Alain Vivien, se démarque de la proposition de loi About-Picard. Dans une note transmise à Matignon, la MILS considère que le terme de "manipulation mentale", employé par le texte et tiré du rapport parlementaire de 1999 sur l’argent des sectes, "n’est pas des plus heureux". Le gouvernement pourrait être amené, selon la MILS, "à détacher ce texte du reste de la proposition". » (Le Monde, idem)
Un début de prise de conscience, tardive, des dangers du fanatisme anti-secte ? Ou plutôt la crainte d’être montré du doigt comme un pays intolérant et répressif qui pourchasse toutes les minorités. Ca la fout mal pour le berceau des droits de l’homme de jeter hors du lit tous les rebelles à la laïcité conforme et aux religions établies. Alors ils essaient de rectifier le tir, au moins en façade.