A propos du texte sur la pédophilie (mot que je n’emploierai d’ailleurs plus, à cause de ses connotations "abominables", et que je remplacerai par sa traduction : amour des enfants), une information très significative. Le cabinet de jospin a demandé...et obtenu ( !) que soit ouverte à mon sujet une enquête. Celle-ci a été effectuée par la gendarmerie de mon village qui s’est montrée à la fois aimable et (comme il se doit) fort indiscrète. Je ne pense pas lui avoir appris grand-chose. Ainsi que nous avons pu le constater depuis 20 ans et comme l’a rappelé récemment le ministre queyranne, les groupes "suspects" résidant à la campagne sont soumis à une étroite surveillance. Nous avons pu mesurer l’épaisseur du dossier qui nous concerne et nous savons qu’un de ces militaires s’est permis il y a quelques années de conseiller à une famille dont les enfants jouaient avec les nôtres de mettre fin à ces fréquentations douteuses. Nous n’oublions pas non plus certaines interventions à l’époque où nous étions persécutés par la famille de l’un d’entre nous qui n’admettait pas l’entrée de son rejeton dans une "secte" aussi exécrable que la nôtre ! L’adjudant qui m’a interrogé ne se faisait pas plus d’illusions sur mon compte et sur mes dispositions à son égard que je ne m’en faisais sur les siennes. Ca n’empêche pas de rester courtois !
Mais ce n’est évidemment pas à la maréchaussée que je veux d’abord m’en prendre. Dans quelque domaine que ce soit, j’ai le droit élémentaire, absolu et imprescriptible d’émettre les opinions de mon choix, celles qui me sont dictées par ma conscience, dès lors que je n’use ni de violence, ni de contrainte et que j’appelle à ne pas violer la loi. Il est inadmissible que je sois inquiété par le gouvernement et sa police, au mépris des Déclarations de 89 et de 48, uniquement parce que j’ai exercé une prérogative citoyenne fondamentale dont le respect s’impose à tous, y compris à la caste dirigeante.
Une fois de plus sont confortées les analyses que nous faisons depuis dix ans. Dans ce pays et ailleurs, on assiste à la montée d’un totalitarisme rampant, insidieux, mou (bien qu’il puisse se durcir brutalement en certaines occasions), d’autant plus redoutable qu’il n’a rien de spectaculaire et agit comme une marée noire qui s’infiltre progressivement dans l’indifférence et dans l’inconscience générales. Il s’agit de niveler, d’uniformiser, d’assoupir et d’abrutir, d’extirper les différences et les contestations de fond qui peuvent encore subsister. Pour y parvenir, on emploie la menace et l’intimidation, comme on le fait avec moi, afin de créer la peur et de réduire au silence les malheureux qui oseraient encore se permettre de tenir des propos "inconsidérés", c’est-à-dire non conformes aux thèses imposées par les pouvoirs, en particulier politiques et médiatiques.
On a même fabriqué artificiellement, grâce à un pilonnage incessant, de véritables psychoses collectives (antisectique, antipédophile, antirévisionniste, antiterroriste, sécuritaire, "hygiéniste", dans toutes les acceptions, physique, morale, intellectuelle etc.. de ce terme) qui ont déjà à leur actif nombre de victimes innocentes. Quantité de boucs émissaires arbitrairement désignés sont livrés à la vindicte publique. A partir de la loi Gayssot, une police de la pensée, celle même qu’avait prévue Orwell, s’est mise à fonctionner. Depuis environ trois ans (ce qui représente une nouvelle et scandaleuse avancée répressive), on lit et on entend dire de plus en plus souvent que, pour reprendre l’expression approbatrice d’un dénommé lamazou , "certaines opinions ne devraient pas avoir le droit de s’exprimer". Face à de telles énormités qui bafouent les libertés et les droits individuels de base, on a l’impression de rêver, tellement on est abasourdi. Je ne cesserai de le répéter : toute opinion, aussi grotesque, aussi folle, aussi dangereuse qu’elle puisse paraître à la majorité ou, même à la quasi totalité des gens dûment manipulés, a le droit absolu de s’exprimer, dès lors qu’elle le fait dans certaines conditions respectueuses de la légalité et de la liberté d’autrui, qui détient évidemment le droit non moins absolu de critiquer, de contredire, de réfuter etc..
C’est par le débat qu’on fait progresser la vérité et non par des poursuites pénales. Ceux qui les utilisent montrent à quel point ils sont finalement peu sûrs de la justesse de leurs vues, car autrement, ils ne recourraient pas à des moyens aussi misérables pour forcer l’adhésion des gens. En ce qui me concerne, j’ai le droit absolu de défendre une autre conception, singulièrement noble, exigeante et féconde, de "l’amour des enfants", qui a, d’autre part, le mérite de s’appuyer sur des réalités dont même les prétendus spécialistes (je veux parler des psys) reconnaissent l’existence, mais qu’ils ne veulent pas voir en face et dont ils ne veulent pas tenir compte, afin de préserver le désordre établi dans la société et maintenu par ceux qui y trouvent leur intérêt.
Je me dois également de rappeler que l’évolution, consternante et gravissime dans ses conséquences pratiques, qui s’accélère depuis une dizaine d’années a été voulue et menée par les socialistes, qui ont trahi les idéaux de la gauche pour accéder au pouvoir et y rester, ce qui a commencé tout de suite après les élections législatives de 1978 qu’ils avaient failli remporter. Ils se sont servis de leur étiquette pour faire pire que la droite. Ils se sont faits les champions d’une normalisation tyrannique et répressive, ils ont multiplié, en s’appuyant sur les techniques d’avant-garde, toutes les formes de surveillance, de fichage et de quadrillage, encore aggravés depuis peu sous prétexte de terrorisme (voir la loi sur la sécurité quotidienne - LSQ), ils ont foulé aux pieds les principes sacrés dont ils osent se réclamer (faut-il rappeler les scandales qui ont jalonné l’ère mitterrand , par exemple celui des écoutes téléphoniques ou celui des Irlandais de Vincennes ?) et, plus récemment, ils ont fait voter, sans la soumettre ensuite à l’examen du Conseil constitutionnel, une loi liberticide inouïe, dont il n’y a pas d’exemple depuis Vichy, celle qui veut détruire les "sectes et qui va accentuer les ravages en cours, déjà porteurs de maux incalculables allant jusqu’au suicide, ils pratiquent un laïcisme intolérant et antireligieux déversé à pleins bords dans les établissements scolaires et universitaires, qui est en passe de s’attaquer, non seulement aux Eglises chrétiennes, mais à l’idée même de Transcendance, ils n’ont cessé de favoriser les puissants et les nantis, délaissant les pauvres, les étrangers, les prisonniers et, plus généralement, les faibles et les exclus dont ils avaient pour vocation de s’occuper en priorité et de préférence, ils se sont aplatis devant l’omnipotence de l’Administration et de la Police dont les innombrables "dysfonctionnements" (comme on dit hypocritement par euphémisme) sont devenus aussi légendaires que nuisibles, ils rampent devant les Seigneuries médiatiques qui endoctrinent et avilissent les masses, ils ont admis, comme le lui reproche le socialiste Hintermann, que leur chef de file en soit resté à "un souverainisme attardé" qui "rompt avec l’idéalisme fédéraliste du socialisme français", ils se sont acoquinés, par calcul, par opportunisme et par intérêt (v.g. les ventes d’armes) avec la plupart des potentats les plus ignobles qui dominent cette malheureuse planète (cf. la Realpolitik de védrine qui est un modèle du genre cynique et immoral), ils se sont refusé à prendre sérieusement en compte l’écologie et se sont bornés à nommer des figurants et des marionnettes éventuellement affublés du titre de ministre, ils ont renoncé, comme le fait remarquer le député socialiste A. Montebourg, à toute véritable réforme institutionnelle.
Où sont les bouleversements fondamentaux qui devaient affecter, entre autres, le système fiscal, l’ordre judiciaire, l’organisation administrative, et ouvrir aux citoyens les boulevards d’une démocratie aussi directe et participative que possible ? Non seulement on n’a pas "changé la vie", contrairement à ce qu’on avait annoncé en 1981, mais comme l’a dit effrontément le sinistre pisse-vinaigre jospin, il n’est plus "à l’ordre du jour" de "changer de société". D’après lui, il faut se contenter (maigre programme pour un ancien trotskiste !) ; de "changer la société". Ce qui n’est même pas vrai dans la réalité, puisqu’un tel résultat ne saurait être obtenu par un saupoudrage de mesurettes diverses adoptées uniquement pour faire illusion, servir d’exutoires...et ne pas modifier substantiellement un état de choses propice aux gens en place et, en particulier, aux ploutocrates du P.S. C’est le règne universel de la complaisance, de la démagogie et du copinage. Nous allons revenir abondamment sur tous ces thèmes dans un long texte que nous nous apprêtons à faire paraître sur Internet et dont nous vous recommandons vivement la lecture.
Un dernier mot à l’adresse des "inconnus" qui habitent le "cabinet" de jospin et à qui je dois l’enquête susdite. On ne m’a pas révélé leur identité, soit qu’ils ne l’aient pas déclinée, soit qu’on me l’ait cachée. Moi, au contraire, je ne me réfugie pas dans l’anonymat. J’ai le courage de mes opinions et de mes actes, même quand ils touchent des domaines extrêmement sensibles. J’assume au grand jour les risques qu’ils comportent et les ennuis qu’ils peuvent me procurer sous un régime de démocrature, c’est -à-dire de dictature qui se dissimule sous des apparences démocratiques et qui tente par tous les moyens de nous "dicter" ce que nous devons opiner, déclarer et vivre, tout en éliminant par la bande, mais impitoyablement, les ultimes récalcitrants encore attachés à des points de vue subversifs. Il ne fait pas bon les exprimer par les temps qui courent et il serait évidemment beaucoup plus agréable et beaucoup plus gratifiant pour moi de me rallier à la pensée unique et obligatoire, et de hurler avec les loups contre les "monstres" pédophiles. Mais ce serait trahir mes convictions les plus intimes et renier mon âme. De toute façon, à chaque époque, il faut que des pionniers en prennent plein la gueule pour faire avancer les choses. Tant pis si je m’expose à la haine et aux sévices de puissances occultes qui attaquent lâchement par derrière, sans même se nommer. Que les personnes ici visées veuillent bien agréer l’expression du profond mépris que m’inspirent leurs procédés vils et tortueux.
P.S. (encore un !) Désolé d’avoir dû taper ce texte sur une machine qui refuse obstinément d’imprimer certaines majuscules !...
On me met à l’instant sous les yeux un papier qui confirme de façon éclatante mes derniers propos. C’est le formulaire gouvernemental qui invite à dénoncer les sites Internet qui inciteraient à la pédophilie. Naturellement, comme on pouvait s’y attendre, le délateur a le droit de garder l’anonymat. Mais surtout, il y a cette phrase stupéfiante que je cite. "Attention : Une dénonciation pouvant être calomnieuse, il est recommandé de ne pas porter plainte contre une personne nommément désignée". Ce "conseil" revient à encourager n’importe qui à accuser impunément n’importe qui, de la façon éventuellement la plus arbitraire, la plus tendancieuse et la plus injuste. Il n’y a plus de limite, plus de garantie. Tout se trame dans l’ombre, traîtreusement, sans que les corbeaux aient à rendre compte de leurs initiatives. Ce sont exactement les mêmes procédés, également prônés par le pouvoir politique, qui sévissent à l’encontre des "sectes" et, depuis belle lurette ; au détriment de toutes sortes de "délinquants" réels, supposés ou voulus. Dans le long texte que nous publierons bientôt sur Internet et que nous tâcherons de faire lire au maximum de personnalités françaises et étrangères, nous rappelons que la délation a toujours constitué un des sports nationaux auxquels les Francais sont le plus attachés.. Nous sommes dans un Etat policier qui, pour asseoir son despotisme, tente de dresser ses sujets les uns contre les autres et de susciter entre eux la méfiance, la peur et la haine. On instaure un climat identique à celui qui régnait sous l’Occupation, lorsqu’une partie de la population, poussée par le gouvernement de Vichy, prenait son plaisir sadique à dénoncer à tort et à travers Juifs et résistants, quelquefois pour régler des comptes personnels. Seules les catégories de parias ont changé. C’est dégueulasse. De tels agissements ne méritent que notre dédain et notre pitié. Parce que les médias, complices et parties intégrantes des establishments, le leur cachent soigneusement et qu’au fond ils ne tiennent pas à le savoir, les Français ne se rendent absolument pas compte de ce qui se passe réellement chez eux, n’ont pas la moindre idée du nombre de gens actuellement persécutés dans leur "beau" pays et des extrémités atteintes par ces mauvais traitements. A nous d’alerter (dans la mesure des moyens pratiquement inexistants qui nous sont laissés !) l’opinion publique, française et internationale, avant d’être sans doute contraints de solliciter l’asile politique en Europe ou en Amérique.
Je persiste et je signe Christian SINGER