L’esclavage existe toujours dans le monde, parfois sous les tristes formes anciennes, plus souvent sous des formes modernes d’esclavage, plus insidieuses. Les pauvres sont dits libres dans le capitalisme, alors qu’ils sont trop souvent forcés de travailler comme des esclaves, dans des conditions pénibles et dégradantes, pour avoir un salaire de misère qui aide à peine à survivre. Le salariat forcé devient un esclavage qui remplace le fouet et les chaînes par l’obligation de prostituer misérablement sa force de travail si on veut survivre dans un ordre capitaliste dictatorial. L’ordre économique mondial structurellement injuste maintenu au profit des riches oblige les pauvres à une nouvelle forme d’esclavage, les Etats et les lois implacables et insaisissables des marchés sont les gardes chiourme qui les maintiennent dans les rangs. Il y aussi l’esclavage volontaire, pour s’oublier, pour s’enchaîner aux cycles de consommation. Seule une théologie de la libération révolutionnaire pourrait un jour libérer la planète de toute les formes d’esclavage.